Agony

Pour une fois, le nom accordé au jeu ne peut pas être plus précis tellement le jeu de Madmind Studios semble moribond, pourtant, sur le papier il était plutôt alléchant…

Une vraie torture

Vous êtes mort, félicitations ! Par contre vous avez été très vilain de votre vivant et vous êtes condamné à l’enfer et ses tourments. Comble de l’ironie vous avez perdu la mémoire et vous ne savez même pas pourquoi vous êtes là. C’est avec votre corps affaibli et meurtri que vous arpentez le décor macabre et sanglant du monde souterrain… Votre objectif ? Trouvez la Déesse Rouge, qui vous en êtes certain est votre salut. Écrit comme ça le jeu donne envie, mais malheureusement on déchante très vite

Le concept d’Agony est un peu étrange car il se présente comme un survival-horror et dans l’idée son concept ressemble à des jeux comme Outlast car vous n’aurez quasiment aucun moyen de défense, les démons que vous croiserez vous tuerons presque instantanément et vous devrez jouer de ruse et de discrétion pour avancer sans heurts. Le problème est que justement Agony ne remplit pas son rôle comme il le devrait car d’une part on ne prend aucun plaisir à parcourir les niveaux labyrinthiques (malgré un style assez gore et original… enfin si les graphismes suivaient), d’autres part les pseudos énigmes n’apportent rien et son dispensée de manière linéaire et trop répétitives. Dommage car les idées de départ sont plutôt bonnes, notamment celui de retracer les glyphes (avec du sang ?) en se basant sur les indices semés autour ou simplement en devinant via les résidus de trace présente.

Encore une fois, Agony contient de très bonnes idées comme son concept de la mort. Si vous vous faites tuer par une créature, votre corps meurt mais pas votre âme, vous passez dans une sorte de monde immatérielle où vous aurez la possibilité, pendant un laps de temps défini, de pouvoir posséder un nouveau corps. D’autres âmes tourmentées seront présentes aux enfers et si vous avez pensé à retirer les sacs de toiles qui cachent leurs visages, une ligne reliant votre âme et votre futur nouveau corps apparaîtra. La manipulation, comme le reste du jeu n’est pas claire. Sur le papier vous devez faire une ligne droite entre votre âme et votre corps, ce qui est plus ou moins difficile suivant votre cible, car oui vous pouvez prendre possession de démons, au prix d’un combat acharné pour y arriver. Si vous échouez, vous retournez au dernier miroir activé (reconnaissable facilement notamment via sa bouillie de pixel après activation). Attention cependant car les « ressources  humaines » (ce terme ne peut pas être plus vrai que maintenant) ne sont pas illimités, ce qui est d’autant plus énervant quand on meurt régulièrement à cause de ce souci de compréhension des mécaniques du jeu.

La partie Survival est elle aussi ratée et est à des années lumières d’un Alien Isolation ou encore Outlast par exemple. Pourtant il y a aussi de bonnes idées. Chaque démon fonctionne d’une certaine façon et c’est à vous de profiter de ses failles pour ne pas vous faire repérer (comme par exemple jeter une torche au loin pour attirer la bête ou encore arrêter de respirer et se cacher dans un trou pour laisser passer le démon). Oui, sauf que ça ne marche pas, les créatures réagissent n’importe comment et vous détectent sans raison, alors qu’à d’autres moments vous pouvez courir en hurlant à côté (bien que ce soit impossible, disons ça pour imager) sans qu’elles réagissent… Un comble dans un jeu prônant ce type de gameplay !

Gore + Gore + Gore = chiant

Sous ce titre parfaitement ridicule se cache une autre réalité d’Agony, son graphisme. A l’instar de jeu comme Vampyr où le budget ne permet pas de titiller la finesse et la perfection (graphique) d’un God of War par exemple, l’ambiance et la mise en scène peuvent parfaitement compenser le côté technique, mais même là c’est raté. Si les bestioles sont plutôt bien faites, les pensionnaires humains sont horribles. Le décor, qui se veut sanglant et horrifiques devient grotesque à cause de la surenchère de gore, couplée à une qualité graphique franchement moyenne (sauf sur PC si vous êtes étrangement une bête de guerre) crée un imbroglio informe et cassant complètement l’immersion. Encore une fois c’est dommage car quand on se balade dans des petits coins secrets  ou des interstices clos, on trouve enfin ce malaise promis pour le développeur avec ça et là un cadavre empalé ou un autel satanique avec cette espèce de bébé obèse à côté…

Malgré ces énormes défauts rédhibitoires, Agony propose quelques bonnes idées dans un enrobage complètement raté. Je ne vous parle pas du système de compétence à base de fruit défendu à croquer pour gagner des points qui est une vraie gageure pour ne serait-ce que dépenser son point où l’on souhaite et qui apporte finalement que peu d’aide. A l’heure où j’écris ces lignes, le développeur a promis de gros patchs de mise à niveau autant graphiques que de gameplay qui, j’espère seront salvatrices pour ce beau gâchis. A prendre uniquement si vous êtes un fan incontesté du genre et une fois que ces fameux patchs soient disponibles et conformes aux promesses…

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Madmind Studio

Testé sur : Xbox One X

Bons points

Bons Points Attendez je cherche….

Bons Points Quelques références à des classiques d’horreurs

Mauvais points

Mauvais Points Gameplay Brouillon

Mauvais Points Graphismes Brouillons

Mauvais Points IA Brouillonne

Mauvais Points J’attends toujours pour avoir peur

commentaires

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