God of War

5 ans. Cela faisait 5 ans que nous avions laissé Kratos après son extermination de la quasi intégralité de l’Olympe, concluant à merveille une trilogie à couper le souffle. Entre moments épiques et petits plaisirs avec les déesses, la série God of War s’était imposée comme une référence du beat them all et comme un des fers de lance de Sony et des petits gars de Santa Monica Studios. Pour ce nouvel opus, le studio américain prends un énorme virage et prends le pari de tout revisiter pour une nouvelle expérience. Elle nous présente un Kratos vielli et à nouveau père en proie aux doutes et aux secrets de son passé. Cette prise de risque sera-t-elle bénéfique? Que vaut ce nouveau cru de la série, que s’est il passé depuis God of War III? Toutes les réponses à vos questions dans les lignes à venir.

Moi me demandant comment je vais aborder ce test

Avant toute chose, sachez que pour la majorité de ce test, j’aborderais le jeu non pas comme un jeu God of War au sein de sa série, mais comme un jeu à part entière, pour ce qu’il est. Comme nous le disions en introduction, la série prends avec cet opus un nouveau départ. Même si l’on ne parlera pas de reboot à proprement parlé car elle fait suite à la première trilogie, ce background de Kratos est à peu près la seule chose qui est conservé. Premier changement et pas des moindres, le jeu est désormais plus orienté action/aventure que Beat them all. Bien sûr, vous continuerez à éliminer des ennemis à tour de bras dans des combos assez violents, mais cela se rapportera plus à un Uncharted ou un The Last Of Us pour rester dans les exclus de chez Sony. C’est un tournant un peu déroutant, mais force est de constater que si cela a de quoi décevoir les attentes des joueurs qui pensaient avoir un « vrai » God of War 4, le tournant est plutôt réussi et l’aspect aventure bien réalisé. Nous reviendrons sur ce que cela implique en terme de gameplay plus tard. Deuxième énorme changement: le background. Exit le panthéon des dieux Grec et l’Olympe, bonjour les Ases et les Vanes. En effet, notre Kratos a lâché la Grèce pour les pays nordiques.

Les environnements sont diversifiés et splendides

Cela nous permet donc d’aborder le scénario de ce nouveau God of War. Nous débutons le jeu sur un Kratos vielli, en compagnie de son fils Atreus préparant l’autel de leur défunte épouse/mère. Comment Kratos s’est il retrouvé ici, qui était sa femme, qui est leur fils? Tant de questions se posent quand un étranger vient perturber ce moment de recueillement. Une fois votre premier affrontement épique passé, vous allez devoir exaucer le dernier vœu de l’épouse de Kratos: libérer ses cendres sur le plus haut sommet des 9 royaumes. C’est le début d’un voyage initiatique à la fois pour Atreus, pour Kratos qui devra réapprendre à être père, mais aussi pour le joueur lui même. L’histoire, que nous nous refusons de vous spoiler, comporte son lot de rebondissements et de révélations, tantôt attendus, tantôt renversants. Encore une fois, à la manière d’un The Last of Us, vous assisterez à l’évolution de la relation père/fils entre un père en prise avec ses secrets et un fils en quête d’amour paternel et cherchant à faire ses preuves.

Un background de la mythologie nordique bien reproduit et très intéressant.

Graphiquement, ça envoie du pâté comme on dit. Que ce soit les sommets enneigés de Midgar, la forêt de la Sorcière ou bien d’autres Royaumes que nous vous laisserons découvrir, chaque environnement respire sa propre direction artistique et son propre univers. Le jeu est fluide et sans baisse de framerate. A noter que la PlayStation 4 Pro vous permet de choisir l’optimisation entre graphismes et performances. Il semblerait aussi que la version physique fasse souffler la console quand je n’ai pas ressenti ce soucis sur la version dématérialisée. Coté gameplay, exit les lames du chaos, elles laissent leur place à une hache enchantée. Celle-ci peut être lancée et rappelée. Outre fracasser les cranes de vos ennemis Draugr, trolls et autres créatures, celle-ci vous servira aussi à résoudre des puzzles pour vous permettre de continuer votre expédition. Car c’est ici qu’intervient le tournant action/aventure que prends la série. Fini les couloirs où Kratos avançait en défouraillant, vous avez ici accès à un monde plutôt ouvert dont les différentes parties se déverrouilleront en fonction de vos améliorations, à la manière d’un Metroid Prime. De même pour Atreus avec son arc, qui pourra à la fois vous aider en combat en immobilisant des ennemis ou en interrompant leur combos, mais aussi en tirant sur des cristaux pour libérer des passages vous permettant d’avancer. Qui dit monde ouvert dit souvent quêtes annexes et collectibles. Ici, il s’agira de rendre service aux nains, dragons et autres PNJ. Si ces quêtes font un minimum d’effort de scénarisation, elles cachent quand même assez mal leur coté FeDex.

Cependant, vous devrez parcourir les mondes pour résoudre ces quêtes afin d’obtenir de l’argent et des matériaux nécessaires au craft et à l’amélioration d’équipement. En effet, God of War présente toujours son système d’améliorations d’armes mais plus de magies. Vous trouverez à la place du craft d’armures, des runes et enchantements avec les améliorations qui vont avec, mais aussi des coffres assimilables aux coffres des gorgones des précédents opus, ces derniers vous demandant de détruire 3 runes cachées dans le paysage pour les débloquer et améliorer votre barre de vie et votre barre de rage. Cotés combats, je trouve que l’on a perdu en punch et en brutalité lors du passage au genre action. Certes les combos sont toujours présents en mixant l’attaque rapide (R1) et l’attaque puissante (R2) tout en vous protégeant avec votre bouclier (L1), certes les finish moves sont toujours là, mais le bestiaire manque cruellement de diversité, et les affrontement épiques manquent à l’appel après un God of War III tonitruant. Certes, certains me rappelleront que c’était déjà le cas dans God of War et que nous n’allions pas anéantir tout Asgard dès le premier opus, mais quand même, cela fait un sacré contraste. De même, exit les QTE en combats, place à des cinématiques qui font perdre en immersion au profit du grand spectacle. Ce coté aventure cinématographique est par contre sublimé par une OST divine (jeu de mot) et envoûtante. Les thèmes orchestraux sont magnifiques, que ce soit en combat ou lors de vos phases d’exploration.

Débloquer de nouvelles aptitudes pour progresser.

Niveau durée de vie, on touche là aussi les conséquences du changement de style. Là ou on pliait les précédents God of War en 10-15h, il vous faudra ici compter une trentaine d’heures pour finir la trame principale, comptez une bonne quinzaine d’heures de plus si vous voulez remplir toutes les taches annexes et obtenir les meilleurs équipements en farmant les matériaux rares (qui vous seront nécessaires pour certaines quêtes, tant le niveau est relevé). Sachez aussi que la fin du jeu n’est pas la fin de l’aventure, vous pourrez ensuite visiter à votre guise les neufs royaumes à la recherches de taches que nous vous laissons découvrir ou en allant à Musphelleim, Royaume du feu et des défis pour compléter les arènes.

En définitive, passée la déception certaine pour ceux qui attendaient un God of War 4 dans la lignée du troisième, maîtrisé et jouissif, Santa Monica Studios a pris le pari de tenter de donner un nouveau souffle à sa série avant que la lassitude ne pointe. Prise de risques réussie pour une oeuvre et un voyage en terres nordiques fort appréciable. On pardonnera son manque de rythme et de véritables boss en prétextant un premier opus d’une nouvelle trilogie et on appréciera l’effort apporté à la narration et l’écriture pour en faire un très bon jeu d’aventure, mais qui s’éloigne quand même de l’esprit du beat them all. On attends quand même avec impatience la suite au vu du final.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : Sony

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points L'OST

Bons Points La narration

Bons Points La mise en scène

Mauvais points

Mauvais Points Le virage entreprit qui est déroutant au départ

Mauvais Points Le manque de diversité du bestiaire

Mauvais Points Le manque d'affrontements épiques de "vrais" boss

commentaires

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