[Critique] Le Mythe Saint Seiya – Au Panthéon du Manga

Publié par le 19 août 2019


Il y a plus de 30 ans sortait en France un manga qui est encore aujourd’hui dans les anales et considéré comme culte: Saint Seiya. Connu dans notre pays sous le nom de « Les chevaliers du zodiaque », nous suivons les aventures de jeunes choisis pour défendre la terre contre le mal tout en protégeant la déesse Athéna. La plupart d’entre vous connaissent bien évidemment le dessin animé ainsi que le manga papier sorti en 1986 chez kana en 28 tomes, mais qui sera réédité en 2011 dans une édition deluxe en 22 tomes offrant une retraduction et des pages en couleurs inédites.

C’est sur cette base que Third Editions s’est lancé dans un livre retraçant la genèse et la création de ce mythe qu’est devenu le manga Saint Seiya de par le monde. Et c’est Valérie Précigout à qui l’on dois Dragon Ball. Le Livre Hommage, Zelda. Chronique d’une saga légendaire. Volume 2: Breath of the Wild et le livre dont nous parlons. Le livre commence par poser la vie de l’auteur Masami Kurumada et ses débuts difficiles; en effet celui-ci n’était pas du tout intéressé par les cours mais plus par le dessin (heureusement pour nous). Un terme existe au Japon pour définir la personnalité du mangaka: Nekketsu. Ce terme de Nekketsu qui signifie littéralement « sang bouillonnant » reflète la personnalité de l’auteur: il illustre  la vigueur et la détermination des protagonistes à se relever de toutes les épreuves qu’ils subissent, et c’est un trait que nous retrouverons dans la totalité des mangas de l’auteur et bien entendu Saint Seiya ne fera pas exception. Seiyar et ses amis subiront toutes sortes d’épreuves et s’en relèverons à chaque fois. Et l’auteur aura beaucoup d’embûches sur sa route avant d’atteindre la reconnaissance et la consécration que nous lui connaissons aujourd’hui.

L’ouvrage s’attarde ensuite sur comment le manga et les animés furent crées, la volonté de l’auteur de faire perdurer son oeuvre en laissant d’autres mangaka s’y essayer (Saint Seiya G et Saint Seiya G Assassin ou encore Saint Seiya Omega par exemple), car chose rare, un mangaka n’accepte que rarement qu’un autre que lui ne continue le travail démarré (même sous supervision) de peur que l’essence même de ce qu’il souhaitant faire soit perdu ou dénaturé. Le livre s’attarde ensuite à chaque manga et OAV (Original Animation Video connu aussi sous le nom de OVA) sorti sur Saint Seiya, se penchant sur la mythologie (principalement Grecque) qui l’a inspiré, ainsi que des codes de la chevalerie médiévale. Enfin le dernier chapitre concerne l’héritage de la saga qui encore aujourd’hui continue de fleurir: un reboot de la série viens de voir le jour sur Netflix; divers jeux sur mobiles; la dimension collection via les célèbres Myth Cloth, ces figurines représentants les personnages de la série dans leurs armures respectives et enfin bien sur les mangas encore en cours d’écriture à l’heure actuelle.

Au final ce livre est une mine d’or même pour ceux qui connaissent déjà le manga et les divers animés qui en découlent, car on y apprends tout un tas de choses, la seule chose qui pourrait manquer sont des illustrations.

Saint Seiya n’est pas mort et risque de briller au firmament encore un bon moment.

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Gamer depuis ma tendre enfance, ma première console : La Game Boy Fat. Depuis je n'en suis jamais sorti et je collectionne toutes les consoles que je trouve. Principalement Fan de RPG, j'aime aussi les jeux de plateforme à l'ancienne.

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