Un parfum de vieille école qui fait du bien
À une époque où les productions AAA rivalisent de cartes gigantesques, de feuilles de route sur cinq ans et de mises à jour en pagaille, Pragmata prend le chemin inverse. Le nouveau projet de Capcom ne cherche ni à monopoliser votre temps libre ni à devenir votre résidence secondaire vidéoludique. Il propose une aventure condensée, pensée pour être terminée en une douzaine d’heures, puis éventuellement revisitée pour son contenu additionnel.
Le résultat rappelle immédiatement une certaine philosophie du jeu vidéo aujourd’hui devenue rare : celle des productions de l’ère PlayStation 2, bâties autour d’un gameplay solide, d’une progression linéaire et d’une histoire racontée jusqu’au générique sans chercher à occuper les joueurs pendant des centaines d’heures.



Pragmata ressemble à un jeu qu'on aurait pu découvrir en 2004, mais développé avec les outils de 2026. Il ne cherche jamais à devenir le nouveau mètre étalon du jeu d'action ni à révolutionner le genre. Il préfère proposer une aventure maîtrisée, rythmée et sincère, centrée sur son gameplay et sur une relation attachante entre ses deux héros. Cette modestie assumée pourra frustrer les joueurs en quête d'une expérience plus ambitieuse. Pour les autres, Pragmata représente exactement ce qu'il prétend être : un très bon jeu d'action qui se termine, donne envie d'être rejoué et rappelle qu'il est parfois agréable d'appuyer sur Start et simplement... jouer.
Yakudark