Le Silmarillion illustré : Nouvelle version 2021

Publié par le 21 octobre 2021

Tout grand fan de Tolkien connaît de loin ou de près le Silmarillion. Mais au juste qu’est-ce que c’est le Silmarillion ? À moins de vivre dans une grotte, vous avez tous entendu parler de la trilogie du Seigneur des anneaux de Peter Jackson. Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’univers de J.R.R Tolkien ne s’arrête pas à ça, il est riche d’ouvrages qui nous en apprennent beaucoup plus sur la terre du milieu.

Des livres comme, Beren et Lúthien, Les Enfants de Húrin ou encore La Chute de Gondolin, nous permettent de connaitre ce qu’il s’est passé avant les événements de Bilbon Sacquet (Bilbo Bessac dans la nouvelle Trad) et des ses compagnons. Mais, bien avant les anneaux de pouvoir, il y avait Ilùvatar le créateur d’Eä (nom du monde selon Tolkien) qui créa les Ainurs (les Valar) par la pensée, qui eux-mêmes façonnèrent le monde par leur musique. Vous l’avez compris le Silmarillion est là pour nous parler de la création du monde, comme la Bible elle-même le fait.

Il est important de rappeler que le Silmarillion n’est pas seulement l’œuvre de J.R.R Tolkien, mais c’est aussi et surtout l’œuvre de Christopher Tolkien qui nous a quittés en 2020. Certains fans ne comprendront peut-être pas pourquoi je dis ça, mais ceux qui connaissent l’histoire de la famille Tolkien, le comprendront. J.R.R Tolkien a écrit le Silmarillion sur tout un tas de pages qui n’étaient pas numérotées, parfois même des petites notes étaient retrouvées. J.R.R Tolkien a demandé à son fils de finir son œuvre et Christopher Tolkien a fait un travail de titan.

Il a fallu, structurer le Silmarillion, mais aussi le déchiffrer, le classer, regrouper chronologiquement chaque archive. Christopher Tolkien a passé des années à regrouper les écrits de son père, car il n’existe pas qu’une version du Silmarillion, mais bien plusieurs, en prose et en vers. Il a dû parfois fusionner des manuscrits ou encore les retravailler, il a même dû inventer des passages afin de donner une cohérence à l’écrit. Voilà pourquoi certains s’accordent à dire que le Silmarillion porte plus la marque de Christopher Tolkien que J.R.R Tolkien.

Tolkien mettra une vie entière pour créer cette genèse et l’histoire des Premiers Âges de la Terre du Milieu. De sa création dans les années 1910, jusqu’à sa mort en 1973. L’ouvrage sera publié 4 ans après sa mort par son fils en 1977. En plus de nous conter, le récit de la création du monde, le Silmarillion nous apprend comment sont arrivés les elfes, les nains ou encore les premiers hommes. Il nous permet aussi de voir que Sauron n’était pas le premier seigneur des ténèbres, mais qu’avant lui il y avait Morgoth. Le livre nous parle également de l’histoire de l’île de Numenor, ainsi que de son déclin, mais aussi des anneaux de pouvoir ce qui nous permet de mieux comprendre l’histoire du Seigneur des anneaux.

Maintenant que vous en savez plus sur le Silmarillion, nous allons vous parler de la nouvelle édition sortie il y a quelques jours. Cette nouvelle traduction de Daniel Lauzon et éditée par la maison Christian Bourgois rend toute sa splendeur à l’œuvre de Tolkien. Daniel Lauzon à qui l’on doit d’ailleurs les nouvelles traductions du Hobbit en 2012 et du Seigneur des anneaux en 2014. Le livre est illustré par Ted Nasmith d’une cinquantaine d’illustrations, dont certaines inédites.

Ted Nasmith est un artiste canadien, grand fan et fin connaisseur de l’univers créé par Tolkien. Quand il était jeune, il avait envoyé ses différentes peintures à J.R.R Tolkien en personne qui lui avait d’ailleurs répondu. Il était apprécié du père, mais aussi du fils avec qui il a travaillé étroitement. Dans la nouvelle édition, vous trouverez également une lettre écrite par J.R.R Tolkien en 1951 qui parle des âges précédents.

Il faut savoir que la traduction de Pierre Alien comportait un certain nombre d’erreurs, menant parfois à des incompréhensions. Par exemple le personnage Treebeard traduit en Sylvebarbe ou Barbebois était nommé dans l’ancienne traduction du Silmarillion par Trois Barbes, le traducteur avait confondu three (trois-barbes) avec tree (arbre-barbe).

Daniel Lauzon s’est inspiré des notes de Tolkien et s’est efforcé de coller au mieux à la nature même du récit. Nous avons ici, une traduction et une édition digne de ce qu’a voulu faire J.R.R Tolkien et qui rend hommage à l’immense travail de Christopher Tolkien. Si vous souhaitez vous procurer cette nouvelle édition, sachez qu’elle est d’ores et déjà disponible en librairie aux Éditions Christian Bourgois au prix de 39,90 €. Et nous ne pouvons que vous conseillez de vous la procurer !

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