Deadly Premonition 2 A Blessing in Disguise

10 ans après le début des enquêtes du détective Francis York Morgan et de son ami imaginaire Zach, Deadly Premonition 2 A Blessing in Disguise se place en continuité directe avec son prédécesseur, héritant de tous ses traits distinctifs, pour le meilleur ou pour le pire.

Interrogatoire et souvenirs

Après la découverte du corps de Lise Clarkson 14 ans après sa mort, le détective Aaliyah Davis, avec l’aide de son collègue Simon Jones, décide de rouvrir l’affaire Le Carré à partir du témoignage d’un Morgan âgé et retraité, désormais soupçonné d’avoir participé à la série de meurtres qui a choqué la ville.

Les épisodes de Deadly Premonition 2 sont divisés alternants donc entre deux plans temporels dans le but de fournir une analyse approfondie du passé des protagonistes mais aussi une conclusion à l’histoire de York (et ses références multiples des grands noms de films du cinéma) et Zach.

Ce n’est sans vous cacher que je vous recommande de faire le premier opus car cela exige du joueur non seulement une connaissance préalable de ce qui s’est passé dans le premier épisode, mais aussi une certaine familiarité avec le style du directeur de jeu Hidetaka Suehiro. 

Retour vers le passé

Plantons le décor ! 

On se retrouve dans la petite ville « Le Carré »  où, en 2005, un très jeune agent novice du nom de York, est arrivé presque par hasard en enquêtant sur les origines d’une nouvelle drogue mystérieuse, Saint Rouge.

De fil en aiguille, le protagoniste se retrouvera à enquêter sur le meurtre de la belle Lise Clarkson, une jeune héritière qui a été brutalement tuée et découpée en morceaux lors d’un rituel de magie noire. Ses enquêtes le conduiront non seulement à découvrir les sombres secrets du Carré et de la famille Clarkson, mais aussi les premiers liens directs avec le culte de l’Arbre Rouge, élément central de ses futures investigations à Greenvale. D’où l’importance de faire le premier opus, il est facile de perdre le fil du jeu.

Deadly Premonition 2 est une œuvre anarchiste , stylistique et narrative

Le gameplay, de manière presque surprenante, est beaucoup plus linéaire et prévisible que ce qui a été savouré en 2010. Au cours de la progression, la phase d’investigation a été mise en évidence, caractérisée par des séquences qui pourraient rappeler la structure d’un Click&Point. 

On le ressent notamment dans les phases d’interrogatoires d’Aaliyah où nous n’aurons aucun type de contrôle sur le mouvement, mais nous pourrons interagir exclusivement avec les objets présents dans l’appartement de Morgan pour poser des questions liées aux enquêtes.

Il en est de même avec les phases d’analyse de scène de crime. Chaque indice est de ce fait répertorié et on a plus qu’à les placarder sur le mur de sa chambre d’hôtel pour pousser à la réflexion et à la résolution d’une affaire. Vous savez le fameux petit tableau avec son fil rouge connu et utilisé de tous les enquêteurs digne de ce nom. 

Ils sont tous extrêmement simples et impossibles à échouer, qui ont cependant clairement défini le rythme du jeu, beaucoup plus réfléchi que le précédent opus, et représentent une bonne partie de l’expérience de jeu. Parallèlement à ces sessions, le gameplay de Deadly Premonition 2 ajoute évidemment l’exploration inévitable de la ville et des phases de combat. Ces trois éléments qui reviennent dans une égale mesure, et presque toujours dans le même ordre, dans tous les épisodes qui composent l’histoire : enquêtes, explorations et combats.

On part sur une quête principale de durée moyenne de 10 heures de jeu, de développement simple et linéaire mais qui rallonge la durée de vie du jeu avec de nombreuses possibilités comme les activités secondaires (mini-jeux)  tout au long du jeu. 

Le gameplay : sujet qui fâche et très... deadly

Comme je vous le disais, le gameplay est différent pour diverses phases du jeu. 

  • La phase d’enquête et d’interrogatoire qui se trouve être un simple click&point avec des choix de questions. 
  • Des déplacements sur une map vide, très laborieuses, saccadés et rigides.
  • des phases de tir amélioré par rapport au premier mais toujours aussi mal réalisé sans compter les repop des ennemis quasi en illimité nous forçant à rusher.
  • les jauges d’endurance, de faim, de santé et même de propreté sont  assez redondantes et gâchent le plaisir du jeu dont on s’en serait passé dans un jeu d’enquête. 

On part sur un jeu scénaristiquement génial pour se retrouver avec un gameplay digne d’une console première génération (époque PS1).

Ce deuxième épisode a sa propre personnalité de série B ( long métrage tourné avec un petit budget de production) plein de potentiel, malheureusement, très fortement inexprimé. On en peut qu'espérer un remastered qui sera très apprécié et qui pourra donner un second souffle à un scénario très pêle-mêle mais pourtant très intéressant. Ne nous voilons pas la face, c'est le précurseur d'un style low cost qui trouve bonheur auprès des habitués. J'aurais préféré un bon vieux livres qui me fournirait autant de plaisir à le lire que j'ai pu jouer niveau scénario sans la migraine ophtalmique d'un graphisme de bas étage (voulu ou non).

Yakudark

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Bons points

Bons Points Une histoire captivante

Bons Points Francis York Morgan et son ami imaginaire Zach

Bons Points Les mini-jeux

Bons Points pré-quelle du premier opus

Bons Points Hidetaka Suehiro

Mauvais points

Mauvais Points Lenteur des phases de chargements

Mauvais Points Graphisme basse résolution

Mauvais Points Décor vide malgré un pseudo monde ouvert

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