Paper Mario: The Origami King

Paper Mario: The Origami King est un jeu vidéo de rôle édité par Nintendo et développé par Intelligent Systems. Il s’agit du sixième opus de la série Paper Mario. Bien que le dernier en date n’ai pas le succès escompté? Qu’en est-il pour ce nouvel opus ? Surprise ou déception ? Suivez-moi dans ce test.

Switchfumi : Mario, Papier, Olly !

L’aventure de Paper Mario: The Origami King commence  avec nos 2 frères préférés Mario et Luigi. À bord du kart vert de Luigi (celui de Mario est au garage,  déchiré je pense), nos 2 comparses se dirigent vers le château de Peach, cordialement invité par elle-même pour découvrir une grande fête : le festival Origami. Chouette, ils vont enfin se détendre un peu et profiter du festival.

Mais connaissant la guigne des frangins…. Je vous le donne dans le mille. La princesse s’est faite enlevé par Bowser… Sachez que ce n’est pas le cas. C’est une toute autre histoire qui s’annonce. 

Quand Mario et Luigi arrivent aux abords du château, ils passent par le village des Toads qui se trouve être désert, abandonné dans l’urgence. C’est assez étrange n’est-ce pas ! On pourrait prétendre à un coup du fourbe Bowser !! Que nenni ! Mais alors que se passe-t-il ?

En arrivant aux portes du château, inquiet, la princesse Peach est là en papier et… pliure. Son caractère et sa façon de parler sont aussi étranges que son physique. 

De fil en aiguille, on apprend qu’elle a été plié et origamifié par le puissant Roi Olly premier origami du nom qui veut glorifier son nom et son emprise à travers tout le royaume. Très friand de pouvoir, il ne s’est pas contenté que de la princesse, les Toad ont disparu, les créatures et ennemis connus du monde de Mario, à la base gentils, sont devenu méchants et pliés. On en arrive même à avoir de la compassion quand on sauve Bowser de la pliure générale. 

Conscient que Mario pourrait l’empêcher d’arriver à ses fins, Olly invoque les grands rubans de couleur qui enlève… le château !! Oui vous avez bien lu, il enlève littéralement le château de sa place forte pour le transporter en haut d’une montagne et d’enrubanner celui-ci façon cadeau de Noël fait à la va-vite. Chaque ruban de couleur trouve son départ dans divers mondes et il est du devoir de Mario de désolidariser tout ceci et libérer le château et ses habitants du joug de l’oppresseur. 

L’affaire est donc pliée !! On pourra compter sur, non pas Luigi qui part de son côté, Olivia, la soeur du roi Olly qui veut tout faire pour empêcher son vil frère de conquérir le monde. Elle nous prête ses pouvoirs spéciaux qui ne s’activent que sur des zones bien spécifiques. On en reparle dans la section gameplay. 

Gameplay : papier mâché, gâché ou brillant ?

Il s’agit d’un grand changement par rapport à Color Splash (précédent opus). On retourne dans les méandres d’une exploration riche et profonde. Rien de comparable à un certain jeu (BOTW : Breath of the Wild) dont un des niveaux lui est sacrément dédié mais on est dans un monde « ouvert ». Chaque région est à découvrir en suivant un scénario et une ligne directrice mais nous pouvons à loisir revenir dans les mondes déjà visités. Attention, on ne parle de choisir son monde dans un menu contextuel, mais bel et bien de se déplacer en temps réel d’un monde à un autre (ou pour les rushers, d’employer les tuyaux). 

Parmi ces mondes, on peut compter sur le plus grand et le plus important : la ville Toad qui est le centre névralgique du jeu avec ses boutiques ou son musée qui fait office de point de ralliement de tous les tuyaux « raccourcis » des mondes.

Qui dit exploration, dit quêtes secondaires !! Dans le menu de la carte, chaque monde a 4 quêtes secondaires. Nous avons les blocs ? à frapper, des mini-trésors à trouver, des toads à trouver et des trous à reboucher. 

Procédons par étapes:

  • les blocs « ? » sont disséminés partout dans le monde mais certains sont invisibles (avec des indices de présences tout de même). Nous n’avons pas la quantité exacte par monde mais un pourcentage de découverte.
  • Les mini-trésors sont tout simplement des coffres à trouver au détour de chemin secondaire ou de passage secret. Ses passages sont à découvrir en jouant avec la profondeur de champ du jeu. Un escalier vu de côté peut cacher un chemin en passant derrière lui. Ces mini-trésors sont à admirer au musée.
  • des toads sont cachés partout dans le monde sous diverses formes origamiques d’une part (insecte, papillon…) ou bien cachés dans un décor (sous un rocher, dans un arbre, dans des fleurs, derrière une pancarte…) Il faudra user de son marteau pour les débusquer. Mais encore, il suffira de les aider en débarrassant des ennemis qui les pourchassent.
  • Et enfin, on parle de trou a reboucher ! Chaque monde s’en vu mâchouiller par des Goombas géant en papier-maché. Mario doit donc les reboucher avec des confettis

Je sais c’est assez étrange. Il faut savoir que chaque action de Mario, de trésors découverts, d’ennemis combattus et autres… non seulement vous gagnerez des pièces (dont on verra à quoi elles servent plus tard) mais aussi des confettis que vous mettez dans un sac (limité en quantité). Ces confettis sont donc essentiels non seulement pour avancer dans les mondes mais aussi pour la satisfaction d’avoir du 100% dans le jeu. 

Mais du coup, à quoi servent les pièces ? Il y a 2 cas de figure : 

  • acheter des armes et objet de soins ou de protections
  • s’en servir pour vous faire aider des toads ou ralentir le temps dans un combat

Avant de vous parler des phases de combat, je terminer par les actions possibles de Mario dans le jeu.

  • il saute
  • Il attaque avec un marteau
  • il se sert du pouvoir d’Olivia pour avoir des bras pliés.

Ces derniers ne sont utilisables que sur des points lumineux bien précis dans le jeu. Ils s’utilisent pour déchirer du décor par exemple. On peut soit utiliser la fonction gyroscopique de la switch, il s’agit de bouger la switch pour découvrir un point d’accroche pour les mains pour entamer l’action de déchirer un décor par exemple ou alors, pour ceux qui ont la loose de passer pour un fou, d’utiliser les touches et joys (modifiable à tout moment dans les options).

Des combats qui déchirent

Je vais vous parler d’un nouveau genre de castagne dans l’univers de Mario. On n’est plus dans une optique de sauter sur les ennemis (ou presque) malgré le mode aventure du jeu mais on déclenche des phases de combat au contact des ennemis.

Les combats se présentent sous forme de puzzle. On évolue sur un plateau circulaire, dont Mario est au centre encerclé par les ennemis placés sur des anneaux extérieurs composés de 4 rangées et de 12 colonnes. Le but est de rassembler les ennemis en ligne ou en carré de 4 pour les attaquer en une fois. Il faudra, pour ce faire,  pivoter les anneaux. Attention il y a un nombre limité de déplacements. Si vous réussissez à résoudre le puzzle, on gagne en bonus d’attaque. 

Si les ennemis sont en ligne, Mario leur saute dessus avec ses chaussures d’attaque. Il faudra user du bouton d’attaque en rythme pour avoir des bonus d’attaques. 

Si les ennemis sont réunis en carré, Mario utilisera son marteau et avec une attaque chargée réussie on peut avoir un bonus d’attaque aussi. 

Chaque action d’attaque est aussi limitée (bah oui, sinon ce ne serait plus un Puzzle Fight). Pour corser le tout, on a un temps limité pour résoudre le problème sinon on se fait attaquer. Là encore, un timing parfait sur le bouton de défense, réduit l’attaque ennemie.

On peut compter aussi sur la participation des Toads qui seront sauvés et qui se retrouvent dans le public de l’arène de combat. Plus vous dépensez de l’argent, plus ils attaqueront fort et en nombre tous les ennemis présents sur l’arène.

L’utilisation des pièces permette aussi de ralentir le temps pour pouvoir résoudre l’énigme plus facilement. 

Les pièces permettent aussi d’acheter des accessoires, qui permettent, entre autres, d’avoir des PV supplémentaires, de réduire la quantité des dégâts subis, d’augmenter le temps imparti pour disposer les ennemis comme il faut….

C’est plaisant au début mais on est vite rassasié et on s’ennuie ferme au bout d’un moment. Heureusement qu’il y en a pas des masses, et plus vous êtes puissants, plus vous aurez la possibilité de terrasser les ennemis à l’ancienne dans le monde de Mario sans passer par la phase de puzzle-combat.

Chaque monde a 2 boss avec une approche différente des phases de combat habituels. Face à un boss, on se retrouve sur les bords de l’arène, le boss est au centre, il faut donc bouger les sections de façon à avoir un chemin d’attaque précise. Mario a besoin d’avoir des consignes de déplacement pour atteindre le boss. Ces consignes sont tout simplement représenté par des flèches pour approcher le boss en son centre. Mais chaque section a aussi son lot de consigne comme les gains de coeurs ou de pièces, les ordres attaques et les boutons à activer pour déclencher une attaque puissante. Chaque boss a son lot d’attaque et de points faibles. Cela redonne un gain de plaisir au combat. 

Graphisme, Bande-son et longévité. Ils se sont pliés en 4 !

Des mondes hauts en couleur, une musique entraînante et de longues heures de jeu en perspective. Un trio très apprécié de tout gamer est réuni en un seul jeu. 

C’est un pari réussi.

Dans le graphisme du jeu, on peut être dérouté par l’aspect « Stickers » et plat de Mario, par l’aspect très recherché en origami des ennemis ou encore l’aspect carton des portes et des pièces, mais tout cet ensemble colle parfaitement au jeu et on se plaît à admirer les animations.

En associant cela à une écriture scénaristique bien pensée, accessible aux enfants et des allusions ou jeux de mots superbement bien placé pour les adultes, on ne peut qu’apprécier l’ensemble superbement accompagné d’une bande-son inoubliable dans certains mondes et des sons cocasses comme le pont musical ou encore la musique qui cesse si on casse les hauts-parleurs sans parler des chansons et danses de certains protagonistes rencontrés dans l’aventure. Attendez-vous à pas mal de clin d’oeil : ayez l’oeil averti.

Pour ce qui est de la longévité du jeu, il faut compter une trentaine d’heures et plus pour un full game à 100%. 

Une simple erreur de calcul, un seul faux pas et ce jeu ne restait pas dans les annales du genre. Ils ont réussi un chef-d'oeuvre dont je pense qu'on s'en rappellera longtemps. Malgré les phases de combat générales répétitives, ils ont trouvé la parade et c'est réussi. On aurait pu croire que le jeu a été conçu par des gamers. Tout a été pensé pour nous faire passer un bon moment dessus. C'est une belle aventure, avec un monde organisé, des personnages et des événements mémorables et une écriture brillante. Certainement le meilleur épisode des dix dernières années.

Yakudark

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Bons points

Bons Points Le graphisme

Bons Points Durée de vie

Bons Points Nouveau système de combat

Bons Points La bande son

Mauvais points

Mauvais Points Système de combat facile, redondant

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