Pathfinder : Kingmaker Definitive Edition

Pathfinder: Kingmaker se déroule à Brevoy, un continent dont les luttes politiques entre familles nobles rappellent une certaine série récente qu’est Game of Thrones. Les Aldori, nobles et maîtres d’armes, rassemblent les aventuriers du monde entier pour leur donner une quête avec une récompense assez surprenante : le titre de baron et des terres conséquentes en échange de la vie du Seigneur du Cerf, le chef d’un grand groupe criminel qui hante les Terres volées. À peine l’audience terminée au palais Aldori, le bâtiment est envahi par divers assassins et mercenaires qui mettent tous les aventuriers à mal et les massacrent presque tous. Le groupe que nous dirigeons commence  ainsi l’aventure, entre insinuations et complots, à la recherche du Seigneur du Cerf et de sa tête ornée d’un majestueux crâne de cerf adulte (logique).

Dans les premières heures de jeu, on se retrouve confronté à une liberté d’actions très restreintes car les Aldori ne donneront que quelques semaines à tous les aventuriers pour vaincre le Stag Lord. Je vous rassure que malgré l’échéance, en réalité, il y a beaucoup de temps pour explorer une partie des terres autour de la ville de l’Aldori, Restov. Pour vous donner un aperçu, on a la possibilité de faire le tour des nombreux endroits éparpillés sur la carte indépendamment de ceux suggérés pour l’aventure principale, une occasion de découvrir l’un des plus gros boss du jeu .

Aussi bien old que dur !

Ce qui m’a frappé dans le jeu, c’est l’expérience old school mais aussi une difficulté très élevée, peut-être trop dans certains cas. En fait, il arrive de se retrouver à l’improviste dans une bataille beaucoup trop difficile, de mourir en quelques secondes sans aucune possibilité de contre-attaque (ou même de s’enfuir, ce qui est pratiquement impossible dans chaque combat). Parfois, il y a un problème d’équilibre, mais le plus souvent, nous sommes confrontés à des situations qui ne devraient être que «lues». Se lancer tête baissée dans des batailles sans préparer, planifier et apprendre les faiblesses des ennemis et des monstres signifie souvent mourir sans pitié. Vous me direz que c’est la cas dans beaucoup de jeu mais le soucis est qu’il y a énormément de chose à retenir et à apprendre. Et surtout, on se retrouve face à des choix stratégiques aussi bien sur le terrain que verbalement. Il faut donc noter toutes les caractéristiques des personnages présent dans votre team. Chaque choix dans une conversation vous donne une valeur de caractéristiques requises pour que ce choix, impliquant une action, soit réussi. Par exemple, si vous n’avez pas assez de charisme pour prétendre à votre innocence lors d’une accusation, vous êtes mal.

La difficulté normale est déjà très difficile, mais heureusement, il est possible de personnaliser le niveau de défi à travers une myriade de paramètres, y compris les dégâts des adversaires, la puissance de coups critiques (voire même inexistante), ainsi que la mort finale. Même sans régler la difficulté au minimum, il est possible de personnaliser l’expérience selon vos capacités, puis de modifier les paramètres même pendant l’aventure. Pour les chasseurs de trophée, je ne sais pas si ces changements bloquent leur obtention. 

Personnalisation poussée

Pour continuer dans la lignée des personnalisation, on vous demandera de créer un personnage, ou de choisir parmi certains pré-générés. En ce sens, ceux qui ne connaissent pas le système RPG original seront immédiatement submergés par un flot de statistiques, de compétences, de définitions et de choses à apprendre. Pour que ce soit accessible à tous, les développeurs ont abondamment rempli le jeu de suggestions et d’explications, tant au niveau des règles que du décor (lors des dialogues les noms les plus intéressants sont mis en évidence, et on peut cliquer pour ouvrir une mini-encyclopédie pour en savoir plus sur le sujet). Même s’il ya la possibilité de laisser le préréglage définir votre personnage, je vous le déconseille fortement. Le système de gestion est une aubaine pour les amateurs de construction et pour générer les meilleures combinaisons parmi les nombreuses classes et races proposées par le jeu sans oublier les compétences et les talents. Il en va de même pour vos alliés que vous apprendrez progressivement à connaître au cours du jeu, dont vous pourrez personnaliser la croissance ou tout laisser au développement automatique.

Comme je vous l’ai dit plus haut, les compétences servent dans les sections narratives. Vous devez utiliser une compétence pour valider un choix de réponse (charisme dans mon exemple précédent).  Le jeu sélectionnera automatiquement l’allié avec la valeur la plus élevée, afin d’éviter autant que possible des résultats désagréables. On retrouve également le fameux  développement de l’alignement du personnage qui oscille entre le chaos, la loi, le bien et le mal. Dans certains cas dans les dialogues, la réponse liée à un alignement particulier est mis en évidence, et en fonction de notre tendance dans les réponses les alliés modifieront leur perception du personnage en conséquence. 

Outre l’exploration et le combat, qui reprennent essentiellement une grande partie de ce qui a été vu dans l’histoire avec les CRPG, une bonne partie est dans la gestion du royaume que nous obtiendrons plus tard. Entre le dénouement de l’aventure et en plus d’autres événements (no spoil), il faudra étendre notre royaume. Là encore, on vous laisse le choix entre la gestion automatique ou personnalisée. Nous devons recruter des conseillers, les envoyer en expédition pour conclure des accords, résoudre des situations de guerre ou enquêter sur des événements étranges. En attendant, grâce à un système de construction très simple basé sur des «points de baronnie», il faudrait ériger des bâtiments, investir dans de nouveaux projets et annexer de nouvelles portions de la carte (par la force, la diplomatie ou l’argent, bien sûr). Tout cela en continuant à explorer et à combattre pour avancer dans le scénario.

Chaque héros aura une tâche dédié à un aspect de la vie sur le terrain comme la chasse, la cuisine, la nécessité de cacher le camp à la vue, et évidemment le devoir de garde, où un aventurier sera évidemment plus expérimenté ou compétent qu’un autre.

Il y a vraiment beaucoup à faire car entre les décisions d’expansion du royaume (avec beaucoup d’événements à expirer qui pourraient conduire à des résultats désagréables) et la myriade de lieux éparpillés sur la carte avec des missions et des développements connexes,  c’est une aventure pleine de contenu. Bien sûr, pas toujours aussi excitant, mais au moins présent en quantités considérables. En ce qui concerne le système narratif, qui est parfois très passionné à la fois dans les histoires principales et secondaires, il y a des clichés et des dialogues qui ne sont pas tout à fait passionnants.

Pour finir, Pathfinder: Kingmaker montre toute sa nature de projet à «petit» budget. Si le regard est globalement agréable, avec des environnements construits en 3D et bien meublés avec des effets d’éclairage précieux notamment des bougies et des effets de sort, les modèles de personnages  sont vraiment très limités.  L’interface des inventaires est excellente, ainsi que les illustrations qui apparaissent dans les feuilles de personnage et, en général, tout le secteur des dessins et illustrations au sein du jeu. 

Mon gros reproche reste dans la passation d’un personnage à un autre, la possibilité de savoir en un coup d’oeil si telle arme ou armure sont mieux.  L’agression visuelle des dialogues est de vigueur : noir sur beige avec des variations de couleur, ça agresse les yeux. C’est comme si vous mettiez un fond jaune avec une police blanche… insupportable.

Pathfinder: Kingmaker est un titre qui ne révolutionne pas le CRPG mais, au contraire, se lance dans la nostalgie avec un gros clin do'eil aux Rolistes. Cependant, en explorant au-delà du sentiment de «déjà vu» qui capturera inévitablement les fans du genre, Pathfinder: Kingmaker se révèle être une aventure corsée, bien faite d'un point de vue narratif et ludique, capable de vous faire passer  littéralement de longues heures dessus. Tout n'est pas parfait surtout avec une difficulté qui parfois n'est pas toujours très équilibrée. On souligne quand même la possibilité de personnaliser l'expérience de jeu de manière presque totale. Newbies dans le genre, ne cédez pas à la tentation de tout éteindre et de désinstaller le jeu, c'est comme toute leçon de la vie : il faut passer par l'apprentissage et tout vient à point à qui sait attendre.

Yakudark

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Bons points

Bons Points Une definitive edition avec de nouvelles fonctionnalités et 6 DLC

Mauvais points

Mauvais Points Ralentissement et court freeze toutes les 30 secondes

Mauvais Points Les raccourcis brouillon pour pallier au jeu PC

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