Sakura Wars

Après plus d’une décennie, une nouvelle guerre se profile en Occident. Enfin dirons-nous car il s’est fait attendre…. plus ou moins car il y a eu une sortie sur Wii qui a laissé un goût très amer. Sakura Wars : so long, My Love a fait un flop plus que monumental ce qui a eu pour effet l’arrêt prématuré de la saga par l’éditeur. 

SEGA a réussi l’impensable en nous pondant un nouvel opus. Mais que vaut-il réellement ? Allons-nous assister de nouveau à un flop qui va enterrer la licence définitivement ? 

Dès le lancement du jeu, on est pris d’émotion par la chanson emblématique et retravaillée du thème des Sakura Taisen. Puis, on est conquis par l’aspect visual novel du genre avec la patte graphique de Tite Kubo, l’auteur du manga Bleach mais… grosse déception sur l’abandon de l’aspect Tactical-rpg.. Damn…

Boobs, méca, monstres et compagnie !

Un petit aperçu des histoires précédentes nous conte la paix durable grâce aux sacrifices des compagnies Parisienne et New-Yorkaise, il y a 12 ans. Malgré cela, la menace est toujours présente : les monstres ne lâchent pas prise. C’est de cet entêtement qu’une organisation est créée : WOLF. Elle va favoriser la création et la formation de nouvelles divisions dans le monde entier. 

Sumire Kanzaki (bien connue des précédents opus) est à la tête de la division florale du Japon. Mais elle se trouve en situation critique. C’est pourquoi elle engage un soldat de la Marine Japonaise, KAMIYAMA Seijuurou considéré comme un génie tactique au sein de l’armée. Il est donc dépêché sur terre pour aider à la défense de son pays par le biais de sa nouvelle équipe et de leur Kobu (les méchas). 

Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il y a 2 faces cachées au sein de la brigade. (oui j’ai oublié de préciser qu’il va diriger la brigade des fleurs). La première est celle tout indiquée de défendre la ville contre les monstres et la seconde est de divertir les habitants pour leur faire penser à autre chose.

Mais comment me direz-vous ? La brigade des fleurs, basée dans le Grand Théâtre Impérial, est composée non seulement de combattante mais surtout de futures comédiennes. Malheureusement, c’est très mal parti et se sont de piètres comédiennes avec une malchance inouïe. De plus, un grand tournoi est organisé entre les différentes brigades.

Pour résumer, nous devrons relancer le théâtre, défendre la ville contre les monstres et mener la victoire au grand tournoi. Tout ceci durant 8 chapitres.

La prédominance du titre reste tout de même dans le côté Visual novel en gérant la brigade dans l’ascension de la renommée théâtrale.  Tout ceci est entrecoupé de scènes de bataille qui, parfois, sont très courtes comme si c’était pour casser le rythme trop long de l’histoire. 

Durant près de 30 h, vous passerez le plus clair de votre temps dans le théâtre ou aux alentours à essayer de tisser des liens avec la troupe.

Des liens avec la troupe ?

Que ferez-vous si vous étiez le seul homme en chef entouré de superbes femmes ? 

Bingo ! Il se passe ce qu’il doit se passer : une bonne séance de drague et de simulation de rencontres. Il sera difficile de choisir parmi les 5 femmes différentes aussi bien physiquement (paf paf !) que mentalement. Je vous le donne dans le mille : qui dit 5 femmes dit 5 fins différentes. 

Romantisme à foison !! Choix multiples aux questions ou interactions sociales, le LIPS (Live & Interactive Picture System) se chargera de mener à bien ou à perte votre recherche éternelle de la femme idéale au travers des 5 femmes. Chaque choix vous donnera la possibilité de créer le caractère de Seijuurou ou du moins ce que vous donnerez comme impression. 

Plus vous engrangez de points, plus vous aurez la possibilité d’avoir un petit tête-à-tête avec l’élue de votre coeur. Je ne vous cache pas que c’est généralement quand elles sont en situation de faiblesse et se livreront d’elle-même. Là encore, vous aurez des choix et surtout la possibilité d’interragir avec le décor (leur chambre) pour débloquer de nouvelles options de choix. Quand tout se passe à merveille, que vous sentez que vous vous rapprochez d’elle, un vent phénoménal vous vous prendrez mais cela aura pour conséquence une plus-value dans leur confiance et donc une meilleure aisance dans ses talents d’actrice et de combattante. Tout ceci ne sera possible sans l’aide du Télétron !

Téléthon ? c'est quoi ça encore !!

Le télétron avec un « R » et non un « H »… Il s’agit d’un outil indispensable et qu’on a tous sous la main : un smartphone mais dans un monde des années 40,  ambiance steampunk. Grâce à lui, vous pouvez recevoir des notifications, des SMS par votre supérieure, des alertes de Raids ennemis, une carte, des infos sur votre équipe, votre collection de portraits et, mon gros coup de coeur, le Koï Koï que je vous expliquerais plus tard.

Cet outil vous aidera à subvenir aux besoins de votre équipe, de passer pour un pervers, un prince charmant ou un bourreau des coeurs. Libre à vous ! 

Pour revenir aux alertes des Raids et donc des combats, ils sont secondaires et surtout plus tactical comme avant mais plus action/beat’em all. C’est vraiment le gros point noir de cet opus en plus de la rareté des combats

Il s’agit donc des attaques en temps réel face à des hordes de monstres où seulement 2 boutons sont nécessaires globalement pour attaquer avec une voire 2 de votre brigade à vous accompagner. Au choix, vous pourrez diriger Sei ou l’une de vos acolytes, tout dépende votre aisance de combat : à distance ou rapprochée. Ce qui sous-entend que chacune à des spécialités dans un domaine de prédilection. On pourra dire que c’est l’aspect tactique du jeu. 

Pour relancer l’intérêt des phases rares de batailles, on peut compter sur des visuels époustouflants avec des attaques combinées et spéciales. Mais on en fait vite le tour…

Pour résumer, plus le moral des troupes et les liens sont forts, plus vous aurez des chances de modifier les comportements et les stats du groupe sur le champ de bataille. Si vous avez été odieux avec l’une d’elles, elles ne vous aideront pas en retour comme il le faut. 

Autre point noir, il n’y a aucune gestion de gain d’expériences, de monter de level, de gestion d’armes ou d’armures voire même modifier l’aspect visuel du Kobu, pas de gains de compétences.. rien de rien.

Qu'est-ce qu'il y a de bien alors ?

En plus des bons points que je vous ai cité plus haut, en plus de cet aspect romance/visual novel/ drague… on ne peut que parler du doublage en japonais excellent et bien en phase avec les différents caractères des protagonistes.

Ce qui se rejoint par la patte graphique de l’auteur de Bleach dont on peut aisément comparer les 2 univers. 

La phase de collection des portraits est un autre des bons points, il ne s’agit que de simples collectibles mais tous ceux qui ont une collectionnite aigüe peuvent comprendre l’engouement.

Et enfin, le dernier point : le Koï Koï. Tout le long du jeu, vous pourrez combattre vos alliés autour d’un jeu de cartes Hanafuda Koï Koï dont j’ai pris énormément de goût au point de m’en acheter un physiquement.

On joue sur 2 états : le fan déçu de cette nouvelle mouture et le fan content de retrouver cet univers propre aux Sakura Taisen. Ils auraient pu reprendre et améliorer tout ce qui a marqué une génération et faire découvrir ce merveilleux univers aux nouveaux mais au lieu de ça, ils ont voulu voguer sur la tendance actuelle du RPG/beat'em all qui est, à mon sens, loupé et/ou pas fini. Je le comparerais à un film à la télé : 1h40 de film entrecoupé de pubs qui n'apportent rien.

Yakudark
Les bons points
La chanson emblématique
Le visuel propre à Tite Kubo
De l'humour
Le Koï Koï
Traduit en Français
Nouveau départ pour la licence....
Les mauvais points
Pas de tactical
Pas assez de combat
décor assez vide
Absence de difficulté
.... très mal exploitée
Absence de gestion personnage/kobu

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