Utawarerumono : Prelude to the Fallen

Sorti au Japon en 2002 sur PC, Utawarerumono (on s’y habitue à le lire) prelude to the Fallen est un savant mélange entre du tactical-rpg et du visual-novel. Le titre est sorti sur PS4 et sur PS Vita, sûrement le dernier gros titre pour cette merveille de console portable. 

Les origines de la saga

Si vous avez joué à Utawarerumono : Mask of Deception, vous ne serez pas dépaysé sur la partie gameplay. Toutes vos interrogations sur cet opus auront leur réponse dans Prelude to the Fallen. Pour rappel, Mask of Deception est le second opus de la saga. Allez comprendre la logique !

Bref, Prelude to the Fallen raconte l’histoire d’un homme amnésique qui se réveille dans un monde plus ou moins étrange dans un village peuplé de créatures diverses mais au grand coeur. Ils vous accueillent sans crainte malgré le fait que vous portez un masque qui ne semble pas enclin à se retirer sans d’horribles souffrances.

Se faisant appeler Hakuowlo, il participe activement au développement du village en les aidant en agriculture, chasse et défense du village.

Même s’il est amnésique, il semble capable de voir des bribes de son passé via des rêves étranges. Malgré cela,  il aspire tout de même à la paix mais des événements le contraint à devoir user de violence.

Des envahisseurs du pays voisins commencent à menacer ce charmant village et ses habitants. 

Hakuowlo se dresse contre cet ennemi aidé de certains villageois et ainsi commence ce conte épique qu’est Utawarerumono !

Un gameplay habilement maitrîsé

Le scénario est très long à démarrer. Nous passons un très long moment dans une phase visual-novel sans pouvoir jouir du côté combat tactique et en découvrir les subtilités et nouveautés.

Chaque section de dialogue est entrecoupée de choix de destination pour continuer le conte. Entre ennuis, dialogue et personnage attachant, situation cocasse, un visual-art charmant, la balance est bien pensée. Tout est sujet à vous attacher à ce village pour vous inciter à prendre les armes quand le drame survient.

Amour, guerre et destinée !! Voilà le bon compromis de cet opus.

En parlant de guerre...

Dans ce début de jeu, il faudra attendre un bon moment pour enfin avoir un semblant de combat. 

Comme toute règle du tactical, vous aurez le choix des personnages en nombre limité à placer sur la carte. Puis vous aurez des conditions de victoires et de défaites qui sont souvent liées à la mort du héros et/ou l’un de vos coéquipiers et amis. 

La règle des éléments est aussi de la partie, les 4 éléments de base ainsi qu’ombre et lumière. Dans la règle bien définie d’un tactical, la règle des attaques de côté, frontales ou derrière s’applique et pas qu’un peu (surtout face à un des boss de fin de game). En associant ces 2 règles, il est vite aisé de remporter un combat même avec un personnage de faible niveau.

On a posé les bases d’un tactical mais qu’est-ce qui se différencie des autres ? 

Pas grand-chose à proprement parler. On retrouve bien les 2 règles citées plus haut, un armement très réduit mais alors très très réduit. Globalement, il faudra non seulement combattre les ennemis de la carte mais aussi casser les barrières et les rochers pour avoir des items cachés dont des armes, armures et autres. 

Pas de magasin non plus, tout se fait par le biais des destructions et des victoires. Pour corser le tout, il vous faudra refaire les niveaux quand vous aurez débloqué les modes entrainements et les niveaux libres. Chaque mode dispose d’un pourcentage de réussite et il faudra viser le 100 % pour compléter sa faible teneur en armes. Pour avoir complété le jeu à 100 % et le platine, il y a 3 armes maximum pour certains personnages et aucune pour d’autres.

Mais du coup, il y a très peu de gestion ?

C’est un fait : il y a très peu de gestion de personnages. Mais comment évolue-t-il ? 

Tout simplement en gagnant des BP qui nous permettent de booster 3 caractéristiques des personnages : Attaque, Défense et Défense magique. Seul 1 personnage ne dispose d’aucune attaque mais de « Heal ». Quand je dis « aucune attaque », c’est VRAIMENT aucune attaque. C’est la potiche qui se déplace très lentement et qui est faible de constitution. S’il ne vous reste qu’elle en vie sur la map, vous êtes bon pour tout recommencer… ou pas. En effet, le jeu dispose d’un « review » qui permet de revenir en arrière à n’importe quel moment (limité à une centaine d’action) de la guerre en cours. C’est pratique mais si vous êtes un habitué des tacticals, ça ne vous sera d’aucune utilité.

Bref, pour revenir à la gestion des personnages, vous pouvez augmenter ces 3 caractéristiques en dépensant les BP gagné un fin de combat. Mais attention, ça a un coup qui diffère en fonction des personnages. L’attaque de l’un peut coûter 50 BP pour augmenter de 1 son attaque et un autre ça lui en coûtera 80. 

Le leveling est toujours présent, on gagne de l’XP et augmenter de niveau pendant une war, augmente vos HP et vous restaure la vie. 

Pour en revenir à l’équipement, chaque personnage dispose d’une arme ou armure ou amulette et de 2 emplacements pour objet divers comme les soins ou gagner des Zeals.

Des zeals ?

Les zeals sont tout simplement des gains qui permettent d’augmenter sa jauge d’attaque finale ou de combo. Chaque coup donné ou reçu, augmente la barre de Zeals. Mais il y a une autre méthode pour en gagner. Pendant une attaque, un cercle apparaît et diminue, si vous appuyez au bon moment, vous gagner 2 Zeals ce qui aura pour but de vous rapprocher du 100% (j’ai oublié de vous préciser que la jauge est en pourcentage). On va dire que c’est ce qui pourrait vous tenir éveillé pendant les phases de combat après un long long long… très long dialogue de visual novel.

Autre particularité du leveling, est que chaque personnage développe des capacités passives mais aussi un gain d’attaque supplémentaire. C’est-à-dire que quand vous démarrez au level 1, vous ne disposez que d’une attaque. Puis vous en gagnez 2 puis 3 voire 6 pour certains personnages. Mais attention, encore un bémol, vous ne pourrez attaque une seconde fois que si vous avez usé du cercle en appuyant sur le bouton d’attaque.

Petite astuce : si le gain de zeal ne vous intéresse pas, en plus d’accélérer avec R1 le combat (qui sert pour le dialogue aussi), si vous maintenez L1 en plus, ça devient automatique.

Ce qui nous amène aux attaques ultimes individuelles ou en tandem.  À certains moments, on va dire quand votre jauge atteint les 100 %, vous pourrez utiliser votre attaque finale… ou pas. Tout dépend si vous terminez la séquence d’attaque du personnage (2 à 6 attaques d’affilées). Elle sera représentée en fin de séquence, libre à vous de l’utiliser.

Si vous ne décidez de ne pas l’utiliser, quand est personnage est proche d’un coéquipier, il y a sur les cases de déplacement un symbole d’attaque en coopération. 2 de vos personnages vont alors attaquer en simultané dans un florilège d’attaque synchronisé. C’est assez plaisant à regarder 

Une chose est sûre c'est que ce titre ne plaira pas à tout le monde. Si vous avez en horreur des dialogues qui traînent en longueur ou est trop clichés, il ne vous plaira pas. Mais il faut quand même avouer que le scénario nous tient bien en haleine même si on connaît la chanson finale propre aux Utawarerumono. Niveau durée de vie, il faudra compter une vingtaine d'heures en passant les dialogues en accéléré (merci L1 pour le second run) et beaucoup plus si vous prenez le temps de tout lire et de tout avoir à 100 %. Car le 100 % vous débloque un niveau supplémentaire assez coriace et vicieux (utile à faire pour le platine). Pour ceux qui cherchent la difficulté, un New Game + vous propose de refaire la partie avec tous vos objets et BP gagné et aussi de voir les dialogues que vous aurez pu zapper en fonction de vos choix. Utawarerumono est un bon compromis mais est arrivé trop tardivement pour un remaster en anglais de surcroît... dommage.

Yakudark
Bon point
Les musiques
Une bonne histoire malgré la teneur en longueur
Les attaques ultimes et tandem
Mauvais point
La longueur du scénario
La difficulté inexistante

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Bons points

Mauvais points

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