Hyrule Warrior: Definitive Edition

Ah Zelda, ce petit lutin vert au chapeau pointu qui a bercé mon enfance et forgé ma carrière de Gamer… Bon maintenant que j’ai toute votre attention et que ma boite mail commence à se remplir de menaces de mort, parlons sérieusement de ce Hyrule Warriors: Definitive Edition. Après s’être aventuré dans le jeu de combat avec Super Smash Bros, Link se frotte maintenant au genre Musou. Pour rappel, le terme Musou se rapporte à la franchise Warrior, mais s’étends désormais à tout jeu du style, mêlant Hack’n’slash et action tactique. Il est donc étonnant d’y retrouver notre ami Link ainsi que bon nombre de ses compatriotes de la série. Alors, avons nous le droit à un Dynasty Warrior avec un skin Zelda sans âme, ou une diversification réussie de la série? Réponse dans les prochaines lignes.

De nombreuses têtes connues sont au casting

Une fois n’est pas coutume, je vais parler du jeu dans l’ordre d’apparition des menus. Le jeu propose tellement de contenu que je pense que c’est ce qui permettra le mieux de s’y retrouver. On commencera donc par la compatibilité avec les amiibos qui est proposée dès le menu principal. Utiliser des amiibos vous permettra d’obtenir des récompenses. Sachez que celles-ci sont limitées à 5 par jour. A priori tous les amiibos sont compatibles puisque j’ai testé Mario et Samus, qui m’ont donné des matériaux de craft et Link de Breath of the Wild, Sheik et Zelda de Breath of the Wild, qui m’ont donné respectivement une épée pour Link, une Lyre pour Sheik et une rapière pour Zelda. Il semblerait donc que les amiibos The Legend of Zelda vous amènent des armes plus puissantes pour les personnages associés.

Le roster est conséquent et varié

Viens ensuite le choix du mode de jeu. Quatres modes vous sont proposés: le mode légende, le mode libre, le mode aventure et le mode défis. Le Jardin des fées et la Galerie étant des « à côtés » sur lesquels nous reviendrons plus tard. Le mode légende est le mode histoire. Une puissante sorcière s’est laissée corrompre par l’esprit du mal et à ouvert les portes du temps à des monstres de toutes époques. Pendant ce temps, la princesse Zelda fait un mauvais rêve sur l’invasion du royaume et se met donc en tête de trouver le héros de légende pour contrer cette invasion. C’est ce moment que choisit Link, toute jeune recrue de l’armée pour se démarquer lors d’un entrainement et se jeter dans la bataille quand une horde de monstres se présente aux portes du palais. Cependant, lors de la bataille, la Princesse disparaît et Link accompagné de nombreux personnages de la licence vont tenter de la retrouver en passant par tous les lieux mythiques de la série, arbre Mojo et Foret de Firone ou encore Plaine d’Hyrule.

Vous l’aurez compris, l’histoire n’est que prétexte pour justifier de défourailler du Gobelin et du Lezalfos dans des arènes issus des jeux de la franchises. Chaque carte se présentera sous le même principe, plusieurs forts sont présents sur la carte, certains contrôlés par vos alliés, d’autres par l’ennemi. Vous devrez éliminer un nombre défini d’ennemis pour faire apparaître les chefs de fort et les éliminer pour contrôler le cristal de réapparition, permettant d’augmenter votre présence sur la carte. Vous aurez pour chaque niveau un objectif principal, souvent une zone à attendre et le boss de niveau à y affronter, et pour cela, vous devrez prendre le contrôle d’un certain nombre de forts pour en ouvrir l’accès. A cela s’ajouteront des missions annexes, comme éliminer des demi-boss ou découvrir des trésors. Chaque niveau vous proposant son lot de récompenses, certaines communes, certaines spécifiques à un personnage. De plus, si vous remplissez des conditions définies (nombre d’ennemis tués, utilisation d’une super attaque, personnage spécifique…) vous ferez apparaître sur la carte une skulltula d’or. Si vous arrivez à récupérer cette dernière avant qu’elle ne disparaisse, vous obtiendrez une partie d’illustration. Remplir toute une illustration vous donne une récompense. Bon et tout ceci sans parler des armes et matériaux que vous récupérez sur les ennemis.

Vous commencez à comprendre quand je parlais de richesse du jeu? Car comme je le disais en introduction, il y a une part d’action Tactique en plus du Hack’n’Slash. Celle-ci se manifeste entre autre par l’amélioration du personnage et le choix de son arme. En effet, Link peut se doter d’une épée, bien sur, mais aussi d’une baguette de feu par exemple. Et cela influera sur le combat car certaines cartes favorisent un élément par rapport à un autre. De même, vous avez accès au marché, qui vous permet de crafter des badges, spécifiques à chaque personnage, lui octroyant des effets comme la possibilité de prendre une potion, d’augmenter sa défense etc. Le mode libre, lui, vous permet de rejouer toute les missions du mode Legende en choisissant un des 18 personnages jouables, gentils ou méchants, allant de Sheik à Ghirahim en passant par Midona.

Les affrontements sont épiques.

Le mode Aventure ne vous occupera pas moins. En effet, celui-ci regorge aussi de possibilités, et cela parlera aux plus nostalgiques, mais le mode aventure vous propose de vous balader sur des cartes inspirées de The Legend of Zelda en 2D, case par case. En vous déplaçant sur une case, vous lancez un combat classique avec un objectif à accomplir. Le remplir vous permet de passer à la case suivante, de gagner des objets et des cartes objets. Ces cartes objets vous permettent de récupérer des trésors sur la carte 2D. Cela devient très vite chronophage et très prenant. Ce mode dispose de plusieurs alternatives, les cartes à explorer, mode de base avec des règles classiques, mais de nombreuses cartes aux règles spécifiques, citons pèle mêle les cartes des mers, dans lesquelles des murs de vents et des obstacles des mers vous opposent des résistances, inspirées de Wind Waker, ou les cartes du crépuscules pour des cartes inspirées de Twilight Princess. Enfin, il y a le mode défi, réparti en trois catégories, Défi standard, defi des boss et défi de Ganon. Dans la première, il s’agit purement de scoring. Refaire encore et encore les même niveaux, le jeu n’enregistrant votre performance que si vous battez votre meilleur score. Le défi des boss vous demande d’obtenir des rangs A à chaque bataille (le premier objectif étant d’éliminer 1000 ennemis, sachant qu’il faudra vaincre des boss pour faire apparaître les renforts ennemis, tout cela dans un temps limité) pour en débloquer de nouvelles et dans le mode Ganon, vous jouerez Ganon pour éliminer des ennemis à la pelle.

Le jeu vous propose aussi d’adopter de petites fées que vous pourrez retrouver dans votre Jardin des fées. Vous pourrez vous en occuper en personnalisant leur apparence et leur look, en leur donnant à manger et en les emmenant à l’école tel un Tamagotchi (je me sens vieux). Bien sur, cela n’est pas que de l’annexe, puisque vous pourrez emmener une fée avec vous sur le champ de bataille. Ainsi, l’emmener à l’école vous permettra de jouer sur ses capacités et donc son utilité au combat. Enfin le mode Galerie vous permettra de consulter les artworks des personnages, les cinématiques, les musiques, les médailles, les tutoriels et les illustrations que vous aurez débloqué grâce aux Skultulas.

De vos performances dépendront vos récompenses

Enfin, pour parler technique à proprement parler, le jeu est de toute beauté, chaque environnement est parfaitement reproduit et si, bien sur, on n’est pas sur du niveau de détails d’un Breath of the Wild, les différents lieux sont parfaitement reconnaissables. De même, aucune différences entre le mode portable et le mode TV, le jeu est fluide sans baisse de framerate malgré la quantité astronomique d’ennemis à l’écran. Le gameplay est simple et efficace, le bouton B pour une attaque faible, le bouton Y pour une attaque forte. La combinaison des deux pour des combos variés et améliorables via le marché. Le bouton X pour la super attaque et le bouton A pour l’esquive complètent la panoplie. Petit bémol pour le bouton L qui sert au lock, il aurait été plus intuitif de choisir la gâchette arrière, mais une fois pris le pli, cela n’est pas handicapant. La caméra qui est parfois un peu folle ou désordonnée sera, elle, un peu plus dérangeante. Enfin les musiques reprennent des thèmes bien connus des fans de la série en fonction de l’environnement dans lequel se déroule la bataille, vous ne serez probablement pas déstabilisés. Il est impossible de juger de la durée de vie tant le contenu est gargantuesque. Pour un ordre d’idée, j’ai joué 27h et je n’ai fait que les 4 premiers niveaux du mode Legende, 3 cartes (complète) du mode aventure et 2 défis de chaque catégorie.

En conclusion, n’étant pas fan des Musou, je voyais ce Hyrule Warrior: Definitive Edition comme un moyen d’appâter le fan de Zelda en bafouant un peu l’esprit de la licence. Il n’en est rien, l’histoire, bien que basique, respecte les codes de la série et se permet d’y ajouter une dimension épique dans des combats qui vous confrontent à une pléthore d’ennemis. Saupoudrez là-dessus du fan service avec 18 personnages emblématiques de la saga et du contenu à foison avec des modes à ne plus savoir où donner de la tête et vous obtenez un titre sur lequel vous allez probablement passer des centaines d’heures. Élément non négligeable, grâce à la capture d’image, vous pourrez vous faire de magnifique fond d’écran.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : Nintendo

Testé sur : Nintendo Switch

Bons points

Bons Points Un contenu titanesque

Bons Points Du fan service réussi

Bons Points Assez joussif

Mauvais points

Mauvais Points La caméra parfois brouillon

Mauvais Points Le lock avec L

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