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C’est dans la publication d’une réponse à une question écrite le 11 août 2015 que le ministère de la culture défend le fameux système DRM et souhaite en généraliser l’utilisation.

Concrètement, le DRM, qu’est ce que c’est? C’est un programme qui serait mis en oeuvre par les éditeurs ou les constructeurs et qui obligerait les acheteurs d’un jeu vidéo à lier leurs propres comptes aux exemplaires physiques des jeux qu’ils achèteraient.

Ainsi, si vous achetez un soft en version boite chez Micromania par exemple, vous devrez le lier avec votre compte Xbox Live ou Psn pour pouvoir y jouer. Mais comme le système vous considérerait alors comme le seul et unique possesseur de cette licence, vous ne pourriez plus le revendre car le nouvel acheteur, même avec le CD, ne pourrait pas être reconnu par ce système DRM, et donc ne pourrait pas jouer, sans parler du fait que cela nécessiterait également la connection obligatoire…

Pour ceux qui s’en rappellent, c’est un des points qui avaient provoqués la colère des joueurs lors de l’annonce de la Xbox One en 2013 par Microsoft lors de conférences à l’E3 où le constructeur voulait justement juguler voir stopper le marché de l’occasion.

 

Et donc voici ce qu’en pense notre chère ministre de la culture: Fleur Pellerin:

« Un jeu physique acheté dans le commerce doit être enregistré sur une plateforme éditeur pour éviter qu’il ne soit revendu. De même, un jeu en ligne disponible sur une plateforme de distribution est lié au compte de l’utilisateur afin que ce même jeu ne puisse pas être téléchargé plusieurs fois après une première acquisition.

Dans le cadre de la lutte contre le piratage, et considérant que l’activité de revente de jeux physiques et du pluri-téléchargement des jeux en ligne est préjudiciable au développement de l’industrie et contrevient aux droits des éditeurs, les pouvoirs publics soutiennent ces initiatives.« 

Donc selon les dires de Madame la ministre, le marché de l’occasion vidéo-ludique est autant préjudiciable à son industrie que le piratage semble-t-il…

C’est à dire que pour elle, revendre un jeu s’apparente presque à du vol vis à vis des editeurs, vous savez, ces pauvres éditeurs qui balancent des centaines de millions de Dollars tous les ans rien qu’en frais de publicité et de marketing…

Mais avant d’emmener Ubisoft ou EA aux restos du coeur, je voudrais d’abord poser une question à laquelle j’espère (peut-être) avoir une réponse de notre ministre de la culture: Madame, quand vous dépensez 70euros de votre précieux salaire (enfin, pas le vôtre qui est bien entendu infiniment plus élevé et confortable que le mien…) pour acheter un jeu que l’on vous vend pas fini, baclé par ses concepteurs, bourré de bugs en tous genres et que derrière il faut parfois attendre plus d’1 an avant de réellement profiter d’un produit jouable; ne considérez-vous pas plutôt qu’il est là, le véritable vol ?!

 

Et vous, chers lecteurs de SpiritGamer, êtes-vous prêts à faire l’impasse sur les jeux d’occasion??

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