Assassin’s Creed Odyssey

L’année dernière, Ubisoft nous avait surpris en faisant prendre à sa licence Assassin’s Creed un tout nouveau tournant, lui insufflant un vent nouveau, avouons le bien nécessaire, pour sauver la série de la monotonie dans laquelle elle nous enfermait. Preuve qu’un délai de développement plus long avait été bénéfique. Résolument plus libre, reprenant des aspect RPG de jeux comme The Witcher ou The Elder Scroll, le jeu avait su convaincre une majorité du public. Cette année, ils remettent ça avec pour trame de fond la Grèce antique. Assassin’s Creed Odyssey n’est il qu’un simple copié collé de Origins en changeant seulement le skin? La nouveauté étant passée, Odyssey parvient-il quand même à tirer son épingle du jeu? La réponse dans ce test.

Kassandra possède un charisme fou

Odyssey, un simple DLC de Origins?

Avant toute chose, il me semble important de souligner, au vu de ce qu’on lit sur internet, que certes, Assassin’s Creed Odyssey sort un an après Origins, mais le développement a été confié à une autre équipe. Ubisoft ne retombe pas dans ses travers d’un développement trop court et d’un épisode tous les ans, mais accouche bien d’un épisode à part entière ayant subi le soin et le temps de développement nécessaire. Ceci étant dit, beaucoup ont fait remarquer qu’Assassin’s Creed Odyssey était une copie de Origins en ne changeant que le lieu. Et bien… oui et non. Certes, visuellement, on est très proche de l’opus précédent, on retrouve la qualité de Origins avec des décors très soignés, un cycle jour/nuit influant sur l’ambiance et des personnages aux visages plutôt bien travaillé (surtout quand on passe juste après Shadow of Tomb Raider). Quand on est sur terre à parcourir les champs de lavande ou les taudis, les grandes villes riches athéniennes ou les petits villages pauvres dévastés par la guerre avec Sparte, les lieux ont tous leur identité et leur ambiance propre. Mais il ne faut pas non plus oublier les fonds marins accueillants épaves de navires, faune aquatique (pas toujours aimable d’ailleurs) ou grottes sous marines pour le plus grand plaisir des explorateurs. Tout cet univers crédible et vivant tisse une toile de fond de bonne augure pour une aventure qui promet de tenir la dragée haute à Origins et aux meilleurs épisodes de la série.

Les décors ont subis un traitement très soigné

Spartiate un jour, spartiate toujours?

Coté scénario, comme toujours nous ne vous spoilerons pas le jeu et nous en tiendrons au strict minimum. Vous devez choisir entre deux personnages. Alexios ou Kassandra. Sachez que ce choix est définitif et que vous ne pourrez pas changer en cours de jeu comme ce fut le cas pour Syndicate. Ayant une préférence pour Kassandra, nous avons donc choisit son histoire. A priori, ce choix n’a pas vraiment d’impact sur l’histoire qui semble être la même, inversant juste le rôle des deux personnages en fonction du choix du joueur. Attention cependant, je dis cela en n’ayant pas fini le jeu, il se peut donc que la suite de l’histoire me donne tort. Vous jouez donc Kassandra, jeune Spartiate « abandonnée » et recueillie par Markos, un marchand/magouilleur qui traîne dans les plans foireux et qui y entraîne notre héroïne. Vous êtes une Mysthios, autrement dit une mercenaire, toujours à la recherche de missions à remplir contre quelques Drachmes. Au fil des rencontre, vous serez amené à parcourir le vaste monde et découvrir des contrées lointaines, ou pas. Votre périple vous emmènera entre autre à Athènes aux pieds de l’immense statue d’Athéna, ou sur bien d’autres îles et lieux que nous vous laissons découvrir. Entre Mythologie et histoire, vous croiserez de nombreux personnages bien connus donnant envie de se replonger dans l’Odyssée d’Ulysse ou les livres D’Hérodote.

La jeune Kassandra recueillie par Markos

Une multitude de nouveautés.

Côté Gameplay, cet Assassin’s creed reprend la base d’Origins, comme nous avons pu le voir mais en y ajoutant de nouvelles features et en corrigeant quelques menus défauts de son aîné. Le premier défaut corrigé est le système de niveaux. Si vous êtes comme moi et que vous fouillez partout, faites toutes les quêtes annexes et videz un lieu à 100% avant d’avancer dans l’histoire, vous avez surement dû vous retrouver très souvent beaucoup trop haut niveau pour la quête principal dans Origins. Ici ce n’est plus le cas. Si les zones sont capées, les missions ne le sont pas. Cela se traduit donc par des zones où les ennemis sur la carte ont un level défini (par exemple entre 5 et 9 pour la première zone du jeu) mais les ennemis de missions évoluent avec vous. Si vous prenez une mission en étant niveau 4 et que vous ne la faites que niveau 12, cette dernière vous opposera des ennemis de niveau 12. Il en est de même pour la quête principale. Autre défaut (en tout cas c’en était un pour moi) qui a été corrigé, est la facilité du jeu. En effet, outre le fait d’être overcapé, Origins était souvent beaucoup trop assisté. Ici, vous avez le choix entre un mode assisté et un mode exploration. Qu’entends donc Ubisoft par là? Et bien les missions et objectifs de mission ne sont pas indiqués sur la carte. Par exemple, si l’on vous demande de retrouver un PNJ, le jeu vous donnera des informations ( « Au sud de la statue d’Athéna », « Dans la région de Phokis » etc) mais aucun indicateur sur la Map. De même, vous aurez souvent dans votre inventaire des objets de missions dont vous devrez trouver vous même l’utilité. Un ajout qui donne un peu plus de piment et de réalisme à l’aventure. Nouvel ajout aussi, le système de mercenaire. Même s’il reprends un peu le principe des Phylakes, c’est en réalité un mix entre ce système et le niveau de recherche de GTA. Si vous n’êtes pas discret lors de vos méfaits, des soldats ou des seigneurs mettront des primes sur votre tête, ce qui aura pour conséquence de lancer des mercenaires à vos trousses, pouvant aller jusqu’à 5 individus vous traquant sans relâche sur terre comme sur les océans. Pour vous en débarrasser, il faudra soit payer les primes sur votre tête, soit éliminer les donneurs d’ordre ou bien simplement attendre que le temps fasse son office et que votre barre de recherche diminue.

Le Navire possède son propre menu d’amélioration

C’est un fameux Trimère, fin comme un oiseau…

Assassin’s creed Odyssey remet aussi les océans sur le devant de la scène. Bien plus présent que lors du périple égyptien, la gestion du navire de Kassandra et son utilisation est plus poussée. Un peu comme l’inventaire de notre héroïne, à l’instar de Black Flag, le Navire peut être amélioré, en terme de résistance, de dégâts, mais aussi esthétiquement ou en terme de capacité par le recrutement de lieutenants. Pour cela il faudra parcourir le monde à la recherche d’individus aux capacités souhaitées et, par mission ou par combat, arriver à les recruter pour gonfler votre équipage. Autre nouveauté aussi, puisque l’on parle des missions, vous aurez à certains moments des choix à faire. Leur impact n’est jamais connu à l’avance et si parfois il est limité au recrutement ou non du PNJ pour qui vous remplissiez la mission, il est parfois nettement plus sournois et prends son temps avant que vous ne voyiez, bien trop tard, l’effet de vos actions.

Un choix anodin en apparence, mais quel sera son impact?

Du contenu en veux tu, en voila.

En terme de contenu, Assassin’s Creed Odyssey n’est pas en reste, outre les missions principales, vous aurez nombre de missions annexes, de contrats navals, de contrats de mercenaires, de quêtes liées aux personnages, de quêtes liées à l’univers, des quêtes limitées dans le temps, de la chasses aux animaux légendaires etc… Si les contrats sont assez redondants (surtout les primes sur les PNJ et les contrats navals) ces derniers sont une source non négligeable de Drachme mais surtout d’équipement. Pour les plus tatillons d’entre vous d’ailleurs, certains skins d’armure sont de toutes beauté quand on obtient le set complet, dédicace au set chasseur ou au set Pégase. Les missions annexes présentent donc une base assez variée entre chasse et bataille navale en passant par l’assassinat mais malheureusement pas sur la durée. On retombe rapidement sur les même contrats en boucle. Coté ambiance sonore, on retrouve des musiques appropriées à la découverte de grands espaces sauvages, des thèmes plus discrets laissant la part belle à l’agitation des villes, ou encore les chants de vos moussaillons lors des virées en mer.

 

Aller Moussaillons, droit sur le soleil couchant!!!

Corrigeant les quelques petits défauts de son prédécesseur et apportant son lot d’innovations, Assassin’s creed Odyssey prouve qu’il n’est pas qu’un DLC mais bien un jeu à part entière et de très bonne facture. Si l’on devait lui trouver des défauts, on pourrait citer un peu d’aliasing (que l’on espère réglé bientôt via une mise à jour) ou bien les temps de chargement trop longs, mais heureusement peu présents (nous vous déconseillons les voyages rapides, il est parfois plus court de parcourir 1km à pieds que de faire un voyage rapide). Bref une Odyssée en terre Grecque que nous ne pouvons que vous conseiller.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par :

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points Les Graphismes

Bons Points Le personnage de Kassandra

Bons Points Le contenu

Bons Points Le level des quêtes adaptatif

Bons Points Le mode exploration

Mauvais points

Mauvais Points Les chargements trop longs

Mauvais Points Leger aliasing

Mauvais Points Des contrats répétitifs

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