Bravely Default 2

Il y a un peu plus de 8 ans, Square Enix nous sortait un petit bijou, ode à l’âge d’or du jrpg au tour par tour, j’ai nommé Bravely default. 3 ans plus tard surgissait Bravely second. Il aura fallu attendre 6 ans de plus pour que la série quitte la portable de Nintendo pour se retrouver sur la console Hybride avec ce Bravely Défault 2. Alors triplé gagnant ou sortie de route? Nous vous livrons enfin notre avis sur le soft.

Une nouvelle compagnie

Sachez que, bien que le soft porte le nom de Bravely default suivi d’un petit chiffre 2, il n’est pas la suite de Bravely Default (qui est Bravely second). Son histoire n’est même pas liée au premier, un peu comme les FF sont indépendants mais liés par un univers commun. Exit Tiz et Agnès, place à votre personnage que vous pourrez nommer comme vous le souhaitez, Adèle (non pas la chanteuse), Elvis (non pas le chanteur non plus) et Gloria (non toujours pas la chanteuse). Votre petit groupe formé à l’improviste va se voir affublé d’une mission de la plus haute importance pour le compte du royaume de Musa. En effet, une ancienne légende annonce la fin du monde si les 4 cristaux (terre, mer, vent et feu) tombent dans de mauvaises mains. Et, comme par hasard, c’est ce qui arrive.

ça sent le poisson cette histoire

Fort de ce petit groupe, vous allez donc partir à la recherche des cristaux. Chaque membre ayant sa raison de participer à l’aventure. Vous, parce que vous êtes trop gentil et toujours enclin à rendre service, Adèle qui recherche sa sœur disparue à travers le monde et en profite pour proposer ses services de mercenaire, Elvis qui recherche les astérisques pour lui permettre de déchiffrer un livre ancien et enfin Gloria qui est investie de cette mission en tant que princesse du Royaume de Musa, protectrice des cristaux. Le reste sera à découvrir plus tard par vos propres soins. Sachez cependant que chaque personnage aura son histoire développée et étoffée ainsi que ses relations sociales avec les autres membres du groupe, que ce soit via les discussions, l’histoire principale ou bien des quêtes secondaires.

Un système de combat toujours efficace

Bravely defaut avait à la fois eu le mérite de faire revivre le RPG au tour par tour tout en le dépoussiérant et lui apportant un véritable renouveau. Pas de changement donc sur ce point, le système étant toujours basé sur les techniques de brave et défaut. Pour rappel, les combats se déroulent au tour par tour avec une jauge ATB, cependant vous avez la possibilité d’engranger des points d’attaque via la commande défaut. Vous pouvez aussi en dépenser jusqu’à 4 d’un coup via la commande brave. Toute la stratégie du jeu reposant sur le juste équilibre entre ces deux actions. Il peut parfois s’avérer utile de se lancer dans un assaut effréné en lançant tous ses personnages en brave, mais si l’assaut échoue, vous vous retrouverez à la merci de l’ennemi pendant 4 tours sans pouvoir agir. Cela vous permettra souvent de mettre fin à un combat contre des mobs en un seul tour, ou de lancer un dernier assaut héroïque contre un boss n’ayant plus beaucoup de vie.

Si tel est ton destin

Bravely defaut 2 comporte aussi des systèmes de classes, entre autre moine, mage noir ou mage blanc que vous débloquerez au fur et à mesure de votre aventure en récupérant les astérisques de vos ennemis défaits. Vous pourrez adopter une classe principale et une classe secondaire sur chacun de vos personnages. Cela vous permettra aussi d’obtenir des capacités passives liées à vos jobs. Le jeu propose ainsi un panel assez intéressant de combinaisons. Aucun personnage n’a vraiment de classe préférentielle, dont les stats seraient meilleures pour tel ou tel job, vous permettant une personnalisation totale de votre équipe. A vous de choisir les meilleurs combinaisons pour obtenir une équipe équilibrée et remplir les 5 emplacements de compétences passives avec ce que bon vous semble.

Une DA et une BO sublimes

Qu’on soit bien d’accord tout de suite, l’appréciation d’une direction artistique est toujours subjective et pour ma part je suis assez fan de cette DA un peu chibi des personnages mais aussi de celle des environnements. Étonnement, le jeu semble un poil moins joli que les opus 3DS, mais l’on reste quand même conquis par ces environnements de toute beauté. Chaque chapitre vous ouvre les horizons d’une nouvelle contrée à l’ambiance particulière et l’on pourra user dans les villages de la vue panoramique pour profiter au maximum de ces splendides environnements.

Les environnements sont toujours splendides

Si la DA ne vous touche pas, rassurez vous Bravely default 2 a su garder ce qui avait enchanté les fans de la première heure, je veux bien sur parler de son OST. Une fois de plus, c’est du grand art et chaque mélodie, chaque thème est un pur kiff pour les oreilles. On nous sert là encore des ambiances d’une qualité exceptionnelle accompagnant chaque passage à la perfection. Que ce soit les musiques de combat, les musiques un peu orientales du deuxième village, ou l’ambiance sonore accompagnant l’alternance jour/nuit, on pourrait presque poser la console pour profiter de l’ambiance tel un juke box.

Des à côtés bien présents

A Côté de l’histoire principale, nous avons pu nous adonner à quelques à côtés. Outre les classiques quêtes annexes, dont certaines un peu FEDEX avouons le : « Peux-tu amener sa lunchbox à mon mari ? » « Oh merci, mais ma femme a oublié ma fourchette » nous faisant faire quelques allers retours, nous avons le droit, comme dans les opus précédents à des passages de discussion entre les personnages qui permettent d’en apprendre plus sur le background de chacun et renforcer l’immersion en se plongeant dans les relations entre les personnages. Souvent portées sur la bouffe et la boisson, elles renforcent cependant l’impression d’un esprit de camaraderie, un peu à l’instar de Final Fantasy XV et ses feux de camps, qui retranscrivait bien cet esprit groupe de potes (un des seuls points positifs au lancement du jeu selon moi).

Les expéditions facilitent le farm

Mais ce n’est pas tout, vous aurez aussi accès à des activités annexes comme les expéditions. Celles-ci consistent en des voyages en barque qui vous permettront de ramener du butin. A noter que vous pouvez lancer ces expéditions pendant que la console est en veille et que ces dernières peuvent durer jusqu’à 12h. De quoi ramener une sacrée quantité de butin. Vous aurez aussi un jeu de carte, véritable jeu dans le jeu, se rapprochant un peu du jeu de carte de FF9 en terme de chronophagie.

Les qualités et défauts se dévoilent au fil du temps

Si Bravely defaut 2 semble, au premier abord, ultra classique dans son scénario et la manière dont il est traité, on se rend compte en avançant dans l’aventure que l’on est très loin d’un manichéisme qu’on nous laissait entrevoir dans les premières heures de jeu. La « faute » à une écriture vraiment travaillée de chaque personnage, rendant les actions de chacun, sinon pardonnable, au moins compréhensibles. Peut-on vraiment blâmer quelqu’un qui fait de mauvaises actions pour de nobles raisons ?

Le grain de sable dans la machinerie

Enfin, si les premiers boss ne m’ont posé aucun soucis et que j’étais régulièrement en sur level et sur équipé pour chaque région (mob one shot et qui vous fuient dans toutes les zones), la différence de niveau avec les boss dès le milieu du chapitre 1 est abusée. Vous passez 2h à rouler sur tous les combats, même en stackant les ennemis pour vous retrouver contre des boss sacs à PV. (vous leur faites perdre 100 à 300 par attaques pour 18k de vie et eux vous font perdre 300 à 500 de vie pour 1300 à 1500 de PV). Vous devrez donc parfois vous retrouver à faire du farm sur des mobs qui ne rapportent rien en xp et qui vous fuient pour passer un boss. Cette difficulté mal dosée est pour moi le plus gros défaut du soft, cassant le rythme et frustrant pour aucune raison. La meilleure stratégie étant de foncer tête baissée dans le combat pour se prendre un game over et estimer la quantité de farm à effectuer et/ou revoir votre équipement parfois à la baisse pour équiper des protections magiques alors que vous êtes normalement largement assez stuffés. L’absence de carte dans les donjons rends ce farm pré-boss encore plus frustrant et ennuyeux. Enfin, assez curieusement, on notera l’absence de journal de quêtes alors que celles ci sont numérotées, chose qui semble très étrange pour le suivi.

Vous l’aurez compris, hormis la difficulté mal dosée et abusive de certains boss, le jeu propose une aventure absolument somptueuse et enchanteresse, doté d’une écriture de qualité et d’une direction artistique de toute beauté. Un must have pour les amoureux des RPG à l’ancienne et à acheter les yeux fermés si vous aviez été convaincu par les deux premiers.

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Bons points

Bons Points La direction artistique

Bons Points La bande son

Bons Points L'écriture du scénario et des personnages

Bons Points Les quêtes annexes bien écrites et utiles

Mauvais points

Mauvais Points La difficulté mal dosée, le farming obligatoire

Mauvais Points Pas de map dans les donjons

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