Call of Cthulhu: Allo Ctopus? Ici Anide Studios.

Si vous êtes fan de l’univers de H.P.Lovecraft, j’imagine qu’il sera inutile de vous présenter Cthulhu. Dans le cas contraire, sachez que Cthulhu est l’une des créatures divine venue de l’espace qui dirigeait autrefois la Terre et serait toujours présente en état de sommeil selon le mythe de Lovecraft. Sa représentation est celle d’une créature marine ailée possédant des tentacules au niveau du menton, dans le style de Davy Jones de Pirates des Caraïbes. Le jeu Call of Cthulhu est donc une adaptation du mythe de Lovecraft et du jeu de rôle papier qui en est tiré. Il s’agit d’un jeu d’enquête avec des composantes RPG. Une sorte de Sherlock Holmes dans l’univers de Lovecraft pour tenter de vous le situer. Et aussi, Cocorico, le jeu est développé par le studio français Cyanide Studio. Les bases étant posées, que vaut réellement ce jeu?

Une Histoire particulièrement bien écrite.

Tout d’abord, avant de rentrer dans le vif du scénario, présentation de votre personnage: Edward Pierce. Ce vétéran de guerre, marqué par les combats a décidé de devenir détective privé. La scène d’ouverture se fait donc dans son bureau, un rien en bordel et représentant le cliché de ce que vous pouvez attendre d’un bureau de détective: des dossiers partout, des meubles à tiroirs, un tableau de liège avec des articles épinglés, des dossiers clôturés en évidence, symbole de gloire passée et une bouteille de bourbon avec un verre sur le bureau et votre diplôme accroché au mur. Une fois le tour du bureau fait, le téléphone sonne, c’est l’agence de détective qui vous prévient que vous ne traitez pas assez d’affaire et que si vous ne relevez pas la barre, vous perdrez leur soutien. C’est le moment que choisit un vieux monsieur riche pour frapper à votre porte et vous proposer d’enquêter sur la mort de sa fille et de sa famille. La police ayant conclu à un acte de folie de la fille, jugée dérangée psychologiquement par des évaluations psychologiques basées sur ses peintures, l’affaire est classée. Mais le vieux monsieur n’y croit pas et vos premières analyses des dossiers d’enquête titille votre instinct et vous font penser que quelque chose de louche se trame. Vous partez donc pour l’île de Darkwater, ancienne ville de Baleiniers vivant (ou survivant) sur leur gloire passée d’une époque d’or où les baleines étaient nombreuses. Vous remarquerez bien vite que cette île est entourée de mystères, que vous n’êtes pas le bienvenu et que des choses étranges se trament en sous sol. La qualité de l’écriture des 3/4 de l’histoire est tellement bonne et immersive que nous nous arrêterons ici pour vous laisser découvrir cette aventure. Malheureusement, la fin est un peu moins travaillée et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.

Tout débute par un vieux riche obstiné

Différentes manières de jouer pour différentes expériences.

Comme je le disais en introduction, le jeu est un jeu d’enquête, plutôt orienté narratif avec des composantes RPG. En effet, dès le début du jeu, vous devrez répartir des points de compétences dans différentes catégories à savoir: Force, éloquence, trouver les objets cachés, investigation et psychologie. Les compétences Médecine légale et occultisme s’améliorant en trouvant des livres lors de vos pérégrinations. Ainsi en augmentant la Force, vous pourrez impressionner des PNJ et obtenir des options de dialogues ou forcer des portes ou mécanismes, en améliorant votre éloquence, vous pourrez convaincre des PNJ, trouver des objets cachés vous permettra d’obtenir de nouvelles options de dialogues, des indices d’enquête ou bien même de nouveau passages. L’investigation représente votre capacité à déduire des faits à partir des preuves et la psychologie vous permet de tirer des conclusions de vos reconstitutions de scènes de crimes (par exemple en observant une table de repas, vous pourrez répondre à la question « pourquoi l’assiette est renversée? » grâce à l’investigation, ou « Pourquoi la mère n’a pas touché à son assiette? » grâce à la psychologie). De même, vous pourrez tirer des conclusions en observant un cadavre grâce à la capacité médecine légale ou d’un cercle ésotérique grâce à la compétence occultisme. A vous donc de bien choisir comment vous allez répartir vos points de compétences pour savoir comment vous souhaitez mener votre enquête. « Choisir » un embranchement plutôt qu’un autre pourra vous amener à voir l’histoire sous un œil nouveau et changera parfois votre ressenti de l’aventure.

Choisissez vos compétences pour personnaliser votre expérience de jeu

Un système d’enquête (trop?) simpliste.

Ayant parlé du coté narratif et du côté RPG, nous allons maintenant parler du côté enquête. Celui-ci est on ne peut plus simpliste dans son concept de base. Des points lumineux vous présentent les objets ou personnes avec qui vous pouvez interagir et vous les inspectez en appuyant sur le bouton croix. Si l’étude nécessite une capacité comme médecine légale ou investigation, le jeu vous l’affichera. Vous pourrez tenter de la réaliser, même si votre niveau est insuffisant. Pierce ne tirera juste aucune conclusion ( Par exemple, sur un cadavre de baleine déchiqueté nécessitant la compétence médecine légale, il dira juste « Qu’est ce qui a pu provoquer ces blessures? ») et il vous faudra trouver un autre moyen d’avancer. De même, lors de vos phases de dialogue avec les autres personnages, une roue de choix à la manière d’un Fallout vous permettra de récolter des informations et vous indiquera les options débloquées grâce aux indices trouvés ou à vos capacités. Enfin, la troisième situation sera les scènes de reconstitution où Pierce entrera dans une sorte de Transe afin de visualiser les événements à partir des indices sur place. Aucune énigme n’est très compliquée, les scènes de reconstitution ne vous permettent même pas de quitter la transe tant que vous n’avez pas tout vu, histoire que vous ne ratiez aucun élément. Si vous êtes bloqué dans une transe, c’est que vous avez oublié un élément.

Il est temps de faire le point sur la situation

Et l’ambiance dans tout ça?

Alors, soyons clair tout de suite, Call of Chtulhu est graphiquement dépassé. Peut être une conséquence de son long développement un peu chaotique. Ceci dit, cela ne dessert pas forcément le jeu. En effet, cet aspect daté, cumulé à la direction artistique et l’univers de Lovecraft donne un cachet au jeu et une identité qui lui sied parfaitement. Un univers malsain, sale et très froid. Le jeu possède une prédominance de couleur oscillant entre le bleu et le vert (en dehors du sang) et se targue d’une très bonne immersion. Le sound design est vraiment bon et le doublage (VO sous titré) est très réaliste, on a vraiment l’impression de parler avec de vieux briscards mâchant du tabac a chiquer. Pour peu, on sentirait presque les relents de poissons. Les scènes de folie vous atteignent jusqu’à vous demander si ce que vous voyez est réel ou non et vous finissez par douter de tout. L’histoire vous happe sur tout le début et retombe malheureusement trop vite sur la fin.

Sombre et « crade » telle est l’ambiance de ce Call of Cthulhu

Si vous êtes fan de l’univers un peu crade et dérangé de Lovecraft, nul doute que vous serez ravi de ce Call of Chtulhu. C’est aussi un excellent jeu d’enquête avec de vraies possibilités d’avancées différentes en fonction de vos choix de compétences. Il n’en reste pas moins un peu court (une petite dizaine d’heures), un peu trop simple et une fin qui nous laisse un peu sur la notre (de faim).

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : Cyanide Studio

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points La narration

Bons Points L'ambiance

Bons Points Les possibilités de résolution

Bons Points Une aventure prenante

Mauvais points

Mauvais Points Daté graphiquement

Mauvais Points La fin un peu baclée

Mauvais Points Un peu trop simple

commentaires

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