Call of Duty: Vanguard

« Souviens toi, souviens toi du 5 novembre 1605, de la conspiration des poudres de Gary Fawkes et de Jacques 1er, souviens t’en car à l’oublier jamais je ne pourrai me résoudre. » Si V nous gratifiait de cette phrase dans V pour Vendetta, ce 5 novembre 2021, lui, sera marqué par la sortie annuelle d’un nouvel opus de la franchise Call of Duty. Ayant abandonné la licence depuis Black Ops 3 (avec un léger passage sur le reboot de Modern Warfare), il était temps pour moi de voir ce qu’allait donner cette nouvelle itération appelée Call of Duty: Vanguard.

Une campagne Michael Bay

Les campagnes de Call of Duty sont bien connues pour être des campagnes courtes au rythme assez soutenu et à la réalisation explosive. Cet épisode de Call of Duty: Vanguard n’échappe pas à la règle. Composé de 9 chapitres d’environ 20 à 25min chacun, ces derniers sont entrecoupés de mini scénettes. L’histoire prend place vers la fin de la guerre avec une Allemagne en déroute. Vous incarnez un petit groupe assez hétéroclite réuni pour collecter des informations sur un fameux projet Phénix. Votre groupe multiculturel sera composé de 6 membres avec entre autres un australien, une russe et un américain. 

Comme nous le disions, la campagne de Call of Duty: Vanguard vous propose de suivre l’unité Vanguard, chargée de traquer les informations sur le projet Phénix et un certain Friesinger. Pour cela, vous commencerez en Allemagne dans un train, mais petit à petit, au court des chapitres, vous explorerez le monde afin de faire connaissance avec chacun de vos membres. De Stalingrad aux forêts japonaises en passant par les cieux, les environnements sont plutôt variés. A l’instar de la campagne de Battlefield 1, vous aurez donc un séquençage par personnage avant une mission finale assez excitante et bien réalisée. 

Call of Duty oblige, on est ici dans un gameplay très classique, sans grandes nouveautés. L’ajout de la possibilité d’escalader certains murs prédéfinis pour apporter de la verticalité est vraiment anecdotique et mal réalisée (entendez par là que Polina saute de prise en prise comme les singes de la planète des singes de Burton, en mouvement exagéré et en lâchant les deux mains.) C’est aussi probablement la campagne la plus simple de tous les Call of Duty que j’ai pu faire, même en vétéran. Bourrée de scripts, si vous les repérez, vous pourrez même éliminer les ennemis qui attendent le lancement du script sans bouger, sans danger. Enfin, pour terminer, les effets sonores sont corrects, la musique plutôt réussie (j’aime particulièrement l’air de violon de Stalingrad) et c’est graphiquement bon, sans arracher la rétine sur une PlayStation 5. 

It's in your head

Second morceau de Call of Duty et l’un des plus attendus quand il est présent : le mode Zombie. Pour le moment, seul den Anfang est disponible, sans secret. Vous vous retrouvez ici avec les nazis qui ont découvert comment ressusciter les morts et veulent s’en servir pour renverser le cours de la bataille. Le jeu se déroule donc place sur la place Stalingrad, d’abord très restreinte, mais vous ouvrirez de nouvelles zones au fur et à mesure des objectifs que vous remplirez.

Car oui, c’est probablement là que le jeu va diviser. Dans Vanguard, le zombie n’est plus organisé de la même façon. Vous aurez des portails avec des missions à remplir. Ce sont ces missions qui feront augmenter le numéro de la manche. Il y a trois objectifs: Transmission, Attaque éclair et Récolte. Dans transmission, vous devrez accompagner un crâne qui suit un parcours jusqu’au lieu de transmission d’un message de secours. Les zombies vous attaquant sur le chemin. Dans Attaque éclair, vous défendez une position en attendant l’extraction. Et enfin dans récolte, vous récupérez des pierres runiques sur les cadavres de zombies pour nourrir le mangeur de péchés. En remplissant ces objectifs, vous obtenez des cœurs de démons que vous pouvez échanger contre des pactes. Ceux-ci représentent des améliorations comme ressusciter vos alliés plus vite, augmenter les dégâts sur les ennemis par tirs consécutifs ou encore les ralentir en leur tirant dessus.

Vous aurez aussi des établis sur le terrain, vous permettant de fabriquer équipements et armures, ainsi que le sacré cœur pour améliorer vos armes. Des fontaines démoniaques vous permettront d’obtenir des boosts comme une régénération plus rapide ou plus de santé. Enfin, vous pourrez vous équiper d’artefacts, au nombre de quatre, vous permettant de geler les ennemis, de créer un cercle autour de vous augmentant les dégâts, un permettant de vous faire disparaître ou encore éliminer les zombies avec un mine à énergie.

Au bout d’un certain nombre d’objectifs remplis (et donc de manches passées) vous aurez la possibilité de lancer l’extraction sur la place de Stalingrad. Il faudra tuer un certains nombre de Zombies pour activer le portail d’extraction. Bien sur, plus vous serez avancés dans les manches, plus cela sera compliqué car les zombies supérieurs seront présents en masse.

Le multi, toujours identique

Passons enfin au multijoueur. Que dire exactement sur le multi? Vous aurez la possibilité de débloquer de nouveaux opérateurs en fonction de vos faits d’armes, souvent un nombre de frags à faire avec l’arme fétiche de l’opérateur. Vous aurez donc un niveau d’opérateur, un niveau d’armes et un niveau de joueur à faire augmenter. Jusqu’au niveau 55 pour le joueur, 20 pour l’opérateur et 70 pour l’arme. Bien sur, il y a ensuite les prestiges.

Le système de recherche de partie par sélection de modes multiples et de rythme de combat permet de varier les objectifs, et les maps agrandies par rapport aux anciennes permettent des matchs à 24 contre 24 sans toucher au dynamisme qui oppose Call of à Battlefield. S’il reste très classique dans ses qualités, le multi de Call of le reste aussi dans ses défauts. En 5 ans sans jouer, on retrouve toujours une partie horripilante de la communauté, campant aux fenêtres ou dans les recoins à la sulfateuse point rouge, viseur fixe. Et cela quel que soit le mode de jeu ou la carte. Incroyable qu’Activision n’ait toujours pas réglé ce soucis.

Nouvelle année, nouveau Call of pourrait être le résumé de cet opus de Call of Duty Vanguard. Aucune surprise, quasiment pas de nouveauté, on a ce que l’on attends. Une campagne au rythme soutenu et à la réalisation explosive mais très courte, un zombie efficace mais pour le moment assez pauvre en contenu et un multijoueur nerveux mais pollué par des joueurs cancers. Bref, le Call of duty annuel.

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Bons points

Bons Points La mise en scène toujours grand spectacle

Bons Points Une tentative de scénarisation du Zombie...

Bons Points Un campagne sympathique...

Mauvais points

Mauvais Points Trop court

Mauvais Points ... Mais beaucoup trop anecdotique

Mauvais Points ... Mais beaucoup trop facile même en vétéran

Mauvais Points La communauté en multijoueur

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