Darksiders 3

« Un cavalier qui surgit hors de la nuit », oui ce sont les premières paroles du générique de Zorro, mais c’est aussi l’impression que l’on a eu en voyant ressurgir Darksiders, série que l’on pensait perdue suite à l’écroulement de Vigil Games. Alors que tout espoir semblait perdu de voir un jour la suite des aventures des cavaliers de l’apocalypse, Darksiders 3 renaissait de ses cendres et nous promettait de botter des culs avec la badass Fury. Après un premier opus plutôt bien accueilli par la critique et un second un peu plus décevant, le développement chaotique du titre, les premiers trailers un poil mollasson et plutôt vide, l’inquiétude était grande vis à vis de ce Darksiders 3. Qu’en est-il donc manette en main?

Entre, mais ne touche qu’à la lampe!

Fury renaît de ses cendres

Pour rappel, la licence Darksiders était (est?) censée se dérouler sur 5 jeux; un par cavalier et un où l’on jouerait les quatre cavaliers réunis. Après les épisodes de War et Death, nous attaquons donc maintenant celui de Fury. L’histoire commence alors que Fury s’ennuie profondément alors que retentit l’appel. Elle se rend donc auprès du conseil pour obtenir ses instructions. Elle y découvre War enchaîné et le conseil lui apprend qu’il est en attente de jugement pour trahison, que Death est introuvable et que Strife est occupé ailleurs. Il revient donc à notre cavalière de s’occuper de la menace qui préoccupe le conseil: les sept péchés capitaux. Voila donc votre mission pour cet opus, vous occuper de l’envie, la colère, l’avarice et leur petits camarades avant qu’ils ne sèment le chaos. On se prendra donc à parcourir la map à la recherche de ces vils chenapans afin de leur botter le c… le derrière.

Cela nous permet donc de parler de la technique. Darksiders 3 se présente comme un open world reprenant une évolution à la Métroid. Comprenez par là que vous disposez d’une immense zone, à priori libre d’exploration, mais dont l’accessibilité des différentes parties sera soumise à l’évolution de votre personnage. Là où les anciens Darksiders optaient plutôt pour une évolution à la Zelda, vous proposant d’enchaîner les donjons avec récompenses à la clé, Darksiders 3 propose une espèce d’immense donjon. On pourrait donc se dire que le jeu est libre et sans temps de chargement mais c’est faux. En effet, chaque zone se charge en fonction de vos balades, à des endroits précis. Vous aurez ainsi droit à de magnifiques freezes de l’écran pendant que le jeu charge la zone suivante. Malheur à vous si vous faites une esquive arrière près d’une zone de chargement, car vous aurez le freeze lors de l’esquive, et un deuxième lorsque vous attaquerez à nouveau. Idem, certains passages d’énigmes vous demanderont de récupérer un objet d’un coté d’un chargement pour l’utiliser de l’autre coté. Si vous ratez votre coup, ce sera double peine.

Non, vous ne rêvez pas, un chargement en pleine esquive…

Une technique aux Fraises mais une DA qui sauve la mise

D’un point de vue global, ne nous mentons pas, Darksiders possède des années de retard et les stigmates d’un développement chaotique. Framerate à la ramasse (mais constant… heureusement quand on atteint à peine les 30 FPS), décors plutôt vides et le peu d’éléments présents ne sont pas destructibles, un comble quand on pouvait tout détruire déjà dans le premier. Heureusement, la direction artistique relève le niveau. Outre Fury qui dégage un charisme de folie et possède un skin vraiment badass, les environnements traversés et les différents pouvoirs de la cavalière proposent un certain cachet tout à fait appréciable.

Paresse, tu ne paies rien pour attendre.

Le soucis, c’est que si le charme peut compenser la pauvreté de la technique, le framerate est extrêmement dommageable au gameplay. En effet, les habitués de la série se trouveront surement décontenancés dans les premières heures de jeu. Comme je le disais, si l’on garde l’esprit Darksiders avec l’évolution du personnage et la traversée de donjon, le titre s’est résolument tourné vers Dark Souls en s’inspirant très très fortement de ses mécaniques de jeu. Comme vous le savez surement, abattre des ennemis vous rapportera des âmes qui vous serviront auprès de Vulgrim à améliorer votre santé, votre force, votre magie et acheter des objets. Tout comme dans Dark Souls, si vous mourrez, vous perdrez toutes les âmes accumulées et non dépensées. Ces dernières se retrouveront sous forme d’un spectre flottant à l’endroit de votre mort qu’il vous faudra récupérer. Contrairement à Dark Souls en revanche (du moins, dans les niveaux de difficulté les plus bas) celles-ci ne disparaîtront pas lors de votre deuxième mort. N’étant pas un habitué du genre, j’ai trouvé le jeu extrêmement difficile, même en Facile. De plus, cette difficulté est renforcé par le fait qu’il n’y a pas de checkpoint. Chaque mort signifie un retour au dernier emplacement de Vulgrim visité. Et parfois, cela peut rimer avec de longues périodes à refaire. Enfin, comme souvent, ce ne sont pas les combats de boss (qui sont très réussis au passage) qui poseront le plus de problèmes. Si vous êtes concentrés, ils seront gérables. Le vrai soucis vient des mobs, toujours en surnombre, souvent dans les angles mort de la camera, que vous auriez facilement pu éviter si vous les aviez vu mais qui pourront vous mettre à terre en trois coups.

Vulgrim, toujours de la partie sera votre seul checkpoint

Pour vous aider à lutter contre cette opposition et vous défaire des sept péchés capitaux, vous pourrez compter sur la force via vos armes et sur la magie, via vos pouvoirs. Vous pourrez donc jongler entre 5 armes déblocables au fur et à mesure de l’aventure et améliorable en rendant des services aux Façonneurs. Ceux-ci acceptent de vous aider si vous vous engagez à sauvez des humains et les mettre en sûreté dans Haven. Il vous faudra cependant trouver les matériaux nécessaires à l’amélioration de vos armes. Enfin pour débloquer vos pouvoirs, vous devrez avancer dans l’histoire. Un nouveau pouvoir apparaissant généralement à la suite de la défaite d’un des péchés. Ces pouvoirs affecteront l’apparence de Fury, principalement la couleur de ses cheveux. Le pouvoir de l’abysse des flammes vous rend insensible à la lave, débloque le double saut et le nunchaku de feu, quand celui de l’électricité permet de planer par exemple. Ces pouvoirs vous permettront aussi de résoudre les énigmes et d’accéder aux nouvelles zones qu’il vous était jusqu’alors impossibles d’atteindre.

Certaines phases de plateforme seront rendues compliquées par la caméra

Un dernier petit point concernant la bande son. Le doublage français de Fury est plutôt bon quand on oubliera facilement la plupart des autres, mais on appréciera quand même la proposition de THQ Nordic d’un jeu intégralement traduit en Français. La musique quant à elle colle bien à l’ambiance même si elle se fait parfois un peu trop discrète.

I’m a poor lonesome « cow boy »

 

On ne boude pas notre plaisir de jouer la badass Fury et on espère que le jeu fonctionne afin de voir paraître la suite de l’aventure des cavaliers, mais il faut bien être honnête, si le jeu enchante par sa DA et se trouve gratifiant dans la réussite du joueur, il déçoit par sa technique et peut rapidement lasser par sa difficulté abusive et son manque de checkpoint.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : THQ Nordic

Testé sur : Xbox One

Bons points

Bons Points La direction Artistique

Bons Points La progression fluide

Bons Points Le système de combat

Bons Points L'évolution du personnage

Mauvais points

Mauvais Points La difficulté abusive

Mauvais Points Le manque de checkpoint

Mauvais Points La technique

commentaires

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