Days Gone

Dans un paysage vidéoludique qui manque cruellement de bons jeux de zombies, on attend avec impatience Dying Light 2, et Days Gone vient concrétiser la Hype qui règne depuis un peu plus de deux ans et son annonce à l’E3. Nouvelle exclue Playstation et plein de promesse, Days Gone est il à la hauteur des attentes. Enfilez votre blouson de cuir, enfourchez votre moto et suivez avec nous notre test de Days Gone.

 

Chacun sa route, chacun son chemin

Alors, pour situer vite fait le jeu avec des références qui parleront à tout le monde, pour les références vidéoludiques, on est à la croisée des chemins entre un Red Dead Redemption et The Last of Us, quant au niveau cinématographique on se retrouve entre un Walking Dead et World War Z. Voila, on va dire qu’on pose les bases comme cela. Pour quelque chose de plus personnalisé, sachez que l’on joue Deacon (alias Deek), un motard ancien Drifter qui tente de survivre dans un monde ouvert post apocalyptique rempli de Mutants (et non de zombies). A ses côtés se trouvent Boozeman (ou Boozer), autre motard et ancien Drifter aussi pour lui tenir compagnie.

Nous aurions aimé vous parler de l’histoire principale, mais l’une des particularités de Days Gone, c’est qu’il possède de nombreux scénarios. Tant qu’il est difficile au final de définir la trame principale des « gros scénarios ». Globalement, deux scénarios se démarquent du reste, l’un où vous suivez l’histoire de Deek et Boozer qui survivent dans ce monde ravagé avec comme projet de partir pour le nord et l’autre où Deek tente de survivre avec le souvenir de sa femme, Sarah, dont on apprend par Flashback l’histoire au fur et à mesure de l’aventure. Même si elle fait un peu penser à Elena Fischer, la comparaison s’arrête assez rapidement, car pour moi, la sauce n’a pas pris. Au mieux, leur histoire est sympathique, mais le jeu n’arrive pas vraiment à faire en sorte qu’on y accroche, il manque quelque chose.

 

Une ambiance à tomber

Alors est-ce grave ? Non. La qualité première de Days Gone se situe dans sa capacité à nous immerger dans l’ambiance du soft et de ce monde post-apocalyptique. Et à ce niveau, on peut dire que le jeu rempli son contrat. Sans vraiment s’en rendre compte, au fil des heures de jeu, on rentre de plus en plus dans les bottes de Deek, à ressentir véritablement le danger que représente ce monde infesté de mutants. Le jeu développe une ambiance telle que l’on stresse avant d’entrer dans un tunnel, que l’on a tendance à limiter les bruits que l’on fait à l’approche d’endroits sombres etc. La faute aussi à des ennemis qui sont de sacré sacs à PV. Comptez 4 balles pour tuer des humains, pas loin du double pour les animaux hostiles et les mutants. Sachant que les balles sont limitées, le challenge est présent.

De toute façon, vous aurez beaucoup plus tendance à la jouer furtif. Déjà parce que cela vous permettra d’éliminer instantanément vos ennemis, pour économiser des balles et surtout, surtout, à ne pas rameuter tous les mutants des environs. Car le moindre bruit est synonyme d’arrivée en masse des mutants. S’il est facile d’en gérer deux, à partir de 3 le challenge est relevé, au delà de 5, c’est du suicide. Et vos adversaires vont régulièrement vous foutre dedans. En effet, c’est un comble mais l’IA des mutants est finalement bien meilleure que celle des humains. Ces derniers emploieront très fréquemment leurs armes à feu. Si bien que parfois, pour libérer des camps, il vous suffit juste de vous faire voir, d’attendre que ces abrutis tirent un coup de feu, et de vous cacher pour laisser les mutants nettoyer le camp à votre place. Rapide, économique et efficace, à condition de ne pas vous faire repérer par les mutants.

Du contenu assez conséquent.

Je parlais de la libération de camps, ça permet donc de parler des missions annexes. En effet, dans Days Gone, vous n’êtes pas seul. Il y aura des camps humains, chacun ayant ses caractéristiques propres et sa propre ambiance. Le camp de Tucker, ancienne maton, est un camp de travail où les réfugiés doivent mériter leur nourriture, le camp de Copeland qui est un peu plus cool mais moralement bancal, ou le camp d’Iron Mike que nous vous laissons découvrir. Ces camps possèdent plusieurs intérêts. Ils vous permettent de commercer en revendant de la viande, des oreilles de guetteurs ou autre loot du style, mais aussi de remplir des missions pour les camps comme du ravitaillement, de la chasse de prime etc. Ces missions permettent aussi de faire monter votre notoriété dans le camp, vous permettant d’acheter du meilleur matériel aux vendeurs. Par exemple le marchand d’armes du Camp de Tuck ou le mécano du camp de Copeland.

Cette notoriété augmentera aussi en remplissant des objectifs en dehors des camps, comme brûler les nids de zones infestées. Brûler ces nids aura plusieurs impacts sur le jeu. Cela fera augmenter votre notoriété de camp comme déjà dit, mais cela fera aussi augmenter votre pourcentage d’avancée dans le scénario correspondant (ce qui vous amènera des récompenses), cela diminuera la présence des guetteurs dans le coin et surtout, vous permettra de faire des voyages rapides. En effet, vous débloquerez des passages de voyage rapide lors de votre exploration, mais ceux-ci seront inutilisables si vous avez une zone d’infestation sur le chemin. De même, ces voyages rapides consomment de l’essence et vous ne pourrez pas les effectuer si votre jauge d’essence est trop basse.

Cela nous permet donc de rebondir sur votre meilleure alliée et votre pire ennemie à la fois : votre moto. Cette dernière, de base, est un horreur à conduire. Bruyante, glissante, consommant plus qu’un Hummer, vous aurez vite fait de vouloir l’améliorer pour lui mettre un pot plus silencieux, des roues plus adhérentes, un plus gros réservoir ou changer le cadre pour une meilleure résistance. Une fois améliorée, la conduite devient un peu plus gérable et ce ne sera pas un luxe quand vous devrez détaler comme un lapin lorsque le danger se fera trop présent.

 

De l’humain à la brute, du mutant à foison.

Évoquons donc le « bestiaire ». Comme dans tout jeu post-apocalyptique, presque tout le monde veux votre mort. Un peu comme en Australie. Les humains, avec les pillards et les Reaper entres autres, les animaux, mutés ou non et bien sur les mutants. Ceux-ci sont répartis entre plusieurs espèces que vous devrez apprendre à reconnaître. Les têtards sont peureux et ne vous attaquent qu’en cas de menaces ou lorsque vous êtes en position de faiblesse par exemple, les guetteurs sont les mutants de base, et vous découvrirez bien vite la gamme au dessus d’eux. Autre point effrayant mais jouissif: les Hordes. Ce sont des groupes de mutants allant d’une centaine d’individus jusqu’à plus de 600. Cachés dans les grottes ou les granges la journée, elles sortent la nuit et se meuvent tels les flots. Vous devrez être bien préparés pour vous y frotter.

Pour lutter contre cette faune hostile, vous aurez à votre disposition une arme de poing, un fusil, une arme spéciale et une arme de mêlée. Tous accessible rapidement via la roue des armes en appuyant sur R1. Vous aurez la possibilité de crafter des éléments de diversion comme des appâts, ou des projectiles comme des molotovs ou des bombes tuyaux. Vous pourrez aussi crafter des objets de soin comme des bandages ou récupérer des kits médicaux. Sachez aussi que vous pourrez améliorer votre santé, endurance ou concentration avec des injecteurs trouvés dans les bases du NERO, sorte d’armée en combinaison Anti-radiation abandonnées sur la carte. Vous y trouverez aussi des enregistrements qui vous permettront d’en apprendre un peu plus sur le Background.

Une ambiance de folie un peu gâchée par les défauts .

Alors qu’en est-il des défauts de ce Days Gone, y en a-t-il ? Oui et pas qu’un peu. Nous avons déjà abordé le QI d’huitre des humains, mais les pires défauts sont ceux qui vous font sortir de l’ambiance que le jeu avait réussi à instaurer. En effet, commençons par la synchronisation labiale. Si le doublage français est plutôt bon, la synchro est, comme souvent, complètement à la ramasse. Les cinématiques aussi semblent être de simples vidéos pré enregistrées. En effet, si la cinématique est censée se passer de nuit et que vous arrivez de jour, vous aurez droit à un interlude se faisant coucher le soleil, avant le chargement de la cinématique. Pas génial pour la fluidité de la narration et l’immersion. De même, le jeu vous spoilera parfois la suite de l’histoire. En effet, arrivant sur les lieux d’une mission, je m’étais arrêté un peu en aval pour éviter d’alerter tout le monde avec le bruit de la moto, mais en m’approchant de l’objectif, le jeu m’a informé qu’il fallait que ma moto soit plus proche de moi. Une fois celle-ci ramenée, le jeu m’a informé qu’il fallait plus d’essence dans le réservoir. Comment spoiler une course poursuite à venir…. Par contre, lors d’une autre mission où l’on doit ramener un survivant au camp, le jeu s’est tout bonnement assis sur ses principes en faisant disparaître la jauge d’essence afin de ne pas tomber à court de carburant en chemin.

Malgré ses défauts, Days Gone sait instaurer un climat de tension et une immersion dans son univers plutôt réussie, nous donnant juste envie de rester dans ce monde ravagé et évoluer tel Daryl sur notre engin. Probablement pas le jeu de l’année, mais pas le fiasco redouté, Days Gone s’en sort plutôt honnêtement et propose une expérience plaisante pour peu que l’on accroche à l’univers.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : Sony

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points L'ambiance

Bons Points Les hordes

Bons Points Les nombreux scénarios

Mauvais points

Mauvais Points L'IA des humains

Mauvais Points Les cassages d'immersion

Mauvais Points L'histoire peu intéressante

commentaires

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