Devil May Cry 5

Il y a des licences qu’on pensait intimement liées à une époque, Devil May Cry en était une jusqu’à l’arrivée du cinquième épisode. Après une démo qui a plus fait peur qu’autre chose le voilà donc entre nos mains. Fallait-il sortir Dante de la retraite ?

Une suite directe… 11 ans après

Oui vous lisez bien, Devil May Cry 4 est sorti il y a un peu plus de 11 ans (31 janvier 2008), il mettait en avant un nouveau personnage Nero qui a fortement divisé les fans. Que ses détracteurs se rassurent (ou pas) Nero est à nouveau dans cet épisode et encore une fois au centre des attentions.

Le jeu commence en ville, là où une mystérieuse sorte d’arbre est apparu. À l’intérieur, Dante, Trish et Lady se battent contre une étrange créature. Nero et V arrivent en renfort, mais trop tard, la créature sur son trône met KO toute l’équipe comme si de rien n’était. Dans un dernier soubresaut, Dante donne une fenêtre à Nero et V pour s’enfuir, ces derniers obtempérant non sans râler.

La créature qui a collé une fessée à tout le monde se nomme Urizen et c’est le roi de l’enfer, rien que ça, il a décidé de squatter la terre, le monde souterrain envahissant ville après ville. Ah oui, Nero a perdu son bras gauche, ce qui sera expliqué plus tard.

L’histoire en elle-même ne restera pas gravée dans le marbre, mais cela permet de revoir l’ensemble des personnages de la saga. Surtout, elle révèle de nouvelles informations sur les descendants de Sparda en y introduisant un personnage aussi énigmatique que révolutionnaire pour la saga… V.

En effet et j’y reviendrai, mais V propose de revoir complètement le gameplay du jeu. Dans l’histoire il devient le point d’ancrage de nouvelles aventures pour Dante et Nero, ainsi qu’un aspect fort étonnant d’un autre personnage célèbre… Je ne vous en dirais pas plus.

Allez, sois cool ! Montre-moi ton SSS

Devil May Cry reprend l’idée du quatrième épisode en proposant de jouer plusieurs personnages, avec plus ou moins de choix (à la première partie). Vous commencerez avec l’insupportable Nero qui réussit à être encore moins charismatique que dans le précédent épisode.

Son bras démoniaque a été remplacé par des bras mécaniques, fabriquer par Nico, une sorte de génie fou du volant (vous comprendrez pourquoi en jouant). Au travers de ce gadget, elle pourra fabriquer des bras aux propriétés différentes. Au fur et à mesure de votre avancée (et des boss massacrés), Nico inventera de nouveaux bras de plus en plus puissants.

Assez rapidement vous aurez l’opportunité de jouer V, le nouveau protagoniste de la série. Ressemblant étrangement à Adam River (Kylo Ren) en plus chétif ce dernier ne se bat pas, oui vous avez bien lu ! À la place il est accompagné de 2 démons Shadow et Griffon. Ce sont eux qui se battront via vos commandes. Quand V s’énerve et active sont Devil Trigger, il invoque Nightmare un colosse invincible qui détruira tout sur son passage.

Enfin, un peu avant mi-parcours, le légendaire Dante sera lui aussi jouable et proposera le même style de combat que le 4, mais en plus poussé et surtout beaucoup plus fluide. Heureusement d’ailleurs qu’il n’est pas disponible plus tôt tant son style est complexe et riche (et parfois très loin de ce qu’il était).

Devil May Cry 5 n’innove pas dans son concept ni dans ses mécaniques, ce qui n’est absolument pas choquant en soi. Le jeu se décompose en 20 missions, pour une durée de vie d’environ 10h (ce temps dépendra directement de votre niveau). Chaque mission se termine par un boss ou une situation particulière (comme un combat contre une escouade de chevalier sur une scène de théâtre « glissant » sur des ruines) avec une note comprise entre D et S.

Donne-moi ton Orbe, baby

Cette note influencera votre récompense, les orbes rouges qui restent la monnaie du jeu afin d’acheter d’autres techniques ou d’autres choses. Si vous connaissez la licence, vous serez en terrain connu, car rien ne change aussi sur ce point. Chaque séquence de combat sera notée, si vous mourez, vous aurez un malus, si vous utilisez les combos automatiques votre multiplicateur sera plus faible.

D’ailleurs parlons un peu de cette excellente idée que les combos automatiques. En restant appuyé sur R3, le personnage enchaînera les techniques disponibles sans que vous mémorisiez l’ensemble des combinaisons (presque digne d’un jeu de baston). Excellente initiative pour permettre à tous d’obtenir le rang SSS dans une séquence sans trop se prendre la tête tout en privilégiant l’esquive et la tactique (ou simplement pour profiter du jeu).

Attention cette possibilité n’est pas parfaite, car il vaudra mieux anticiper les attaques ennemies, sous peine de prendre très cher. Les puristes hurleront au sacrilège, mais Capcom a pris le biais de permettre aux nouveaux joueurs de découvrir la série sans être frustrés ou refroidi par la richesse de jeu.

Car oui, Devil May Cry 5 est riche, tant par la richesse des techniques de chaque personnage, savamment distillé au fur et à mesure que par la qualité des combats. Que l’on aime ou pas tel style, massacrer du démon n’a que rarement été aussi stylisé et classe. Ici la démesure croise le WTF sans aucune honte. Même lorsque Dante récupère le chapeau Dr Faust, générant un moment assez gênant (me concernant), tout semble normal.

Oui mais…

Techniquement maintenant, DMC 5 souffle le chaud et le froid. Si globalement le jeu est agréable à l’œil, il est plutôt négatif côté visage des personnages. Dante et Nico sont particulièrement ciblés par cette critique. Même chose pour certaines ombres mal réalisées ou encore cette étrange censure sur PlayStation 4, qui n’a pas lieu d’être sur un PEGI 18.

Le véritable problème à mes yeux est que malgré d’excellentes qualités de gameplay et un pari osé concernant V, Devil May Cry 5 ne donne pas les sensations de jouissances à l’apparition du mythique rang SSS, les boss ne sont plus une appréhension (sauf dans les modes de difficultés élevées, mais encore une fois, avant DMC4 les boss étaient de vrais défis, un peu comme si on pouvait le situer comme entrainement à un Dark Souls) et Capcom n’est pas arrivé à fédérer les joueurs avec Nero comme ils le firent pour Dante (on l’adore ou on le déteste, pas de demi-mesure).

DMC 5 accuse aussi son âge au vu de la concurrence qui a su se démarquer et proposer autre chose (et Sekiro fera mal au jeu c’est une évidence). Bien sûr les adeptes du scoring et du combo parfait se feront plaisir, les fans de la saga aussi. Et ils auront raison, car Devil May Cry 5 est agréable à jouer, dire le contraire serait mentir, mais comme le 4 il ne propose rien de plus.

Nous sommes loin des émotions des trois premiers épisodes. Est-ce dû au retrait de plus en plus marqué de Dante ? D’une évolution de nos attentes ? Difficile question qui aura autant de réponses que de joueurs. Un bon épisode qui rattrape un peu son grand frère, mais qui ne plaira sur le long terme qu’à une niche. Les autres y joueront en pensant déjà aux sirènes du prochain From Software (comme votre serviteur)…

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Capcom

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points passez à 18 si vous adorez Nero et DMC 4

Bons Points Fluide et toujours aussi bien conçu question gameplay

Bons Points V est vraiment le + de cet épisode

Mauvais points

Mauvais Points Visage et expression ratés pour Dante et Nico

Mauvais Points Les Caméras ce n’est pas encore ça

Mauvais Points Des combats de boss parfois brouillons

commentaires

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