Metro Exodus sur PS4

S’appuyant sur le roman Metro 2035 de Dmitry Glukhovsky et faisant suite aux Metro 2033 et Metro Last Light, Metro Exodus atteint enfin nos consoles de salon et PC pour la conclusion de la série. Nous avions eu l’occasion de tester le jeu lors de la Paris Games Week 2018 et le jeu nous avait fait forte impression et il nous tardait de poser les mains sur le jeu complet. Presque 4 mois plus tard, l’attente prends enfin fin. Notre ressenti s’est il vérifié, le jeu se maintien t il sur la durée? Enfilez votre masque et prenez la rame pour notre avis complet de Metro Exodus.

Tous à bord pour l’aventure !!!!

Metro, Loco, c’est beau!

Sachez tout d’abord que le jeu a été testé sur PS4 pro avec une télé 4k. Alors commençons tout de suite par ce qui saute aux yeux, c’est graphiquement sublime. Metro Exodus délivre une copie quasiment parfaite en terme de graphismes, de technique, de direction artistique et d’ambiance. Tout est parfaitement maitrisé. Si ce n’est pas vraiment une surprise tant les anciens épisodes étaient déjà des vitrines technologiques, il est agréable de constater que le dernier épisode ne déroge pas à la règle. Que l’on passe des étendues neigeuses aux lacs gelés en passant par des intérieurs toujours soignés, Metro Exodus nous délivre un panel hétéroclite et rafraichissant. Le rendu est conforme à ce que l’on s’imagine d’un monde dévasté et post apocalyptique. Vous enchainerez donc de nombreux ressentis contradictoires et totalement immersif. Alternant impression de solitude dans les grands espaces désertiques, stress et tension en traversant les villages de bandits ou encore claustrophobie lors de vos retours dans les environnements souterrains, Metro Exodus a su conserver son essence en y ajoutant de la variété.

Pour ajouter à cette immersion, vous pourrez comptez sur une bande son absolument époustouflante. Les musiques de Metro Exodus sont très peu nombreuses et quasiment exclusivement réservées au moment que vous passerez à écouter la radio. Le reste du temps, vous n’aurez d’autres sons que votre armure cliquetant sous votre démarche, les cris des mutants au loin et le vent soufflant les flocons de neige. Je vous conseille fortement de jouer au casque pour profiter au mieux des bruitages absolument dingues et pour une immersion renforcée. Ce sound design vous sera d’autant plus utile que cela vous permettra d’anticiper les hordes, les bandits et autres ennemis qui vous barreront le chemin.

Enfin, dernier point jouant sur l’ambiance et non des moindres, les dialogues. Notez que le jeu est entièrement doublé et sous titré en français. Cela vous permettra d’écouter les nombreuses lignes de dialogues des autres personnages, alliés, ennemis ou autres PNJ, ajoutant encore plus sur l’immersion. Les conversations ennemis vous en apprendront souvent beaucoup sur l’histoire de la région et du conflit en général, parfois sur des interactions locales, comme dans le premier village avec le poisson-Tsar, quand les discussions avec vos alliés renforceront quant à elles l’impression de vie et d’humanité des personnages. Petit bémol quand même, Artyom qui ne parle pas. Cela rends parfois les discussions avec les personnages « factices » là où les discussions entre PNJ semblent parfaitement naturelles. Je ne compte plus le nombre de fois où, dans les couloirs de l’Aurora ou juste en passant à côté de mes camarades, je me suis arrêté pour écouter leur conversation.

Bon, là il y a une faute de traduction, mais je vous jure que sinon c’est de qualité

Une histoire un peu trop basique mais bien rythmée

Côté histoire, nous jouons donc Artyom, héros de guerre qui est intimement persuadé que les attaques nucléaires n’ont pas dévasté toute l’humanité et qu’il reste d’autres survivants, là, au dehors du métro. Il exécute donc régulièrement des sorties en dehors des couloirs souterrains, s’exposant donc aux radiations et contaminant son sang. Sa femme, Anna, fille du commandant de l’Ordre, vous suit bien sûr tout en vous tempérant, ce qui énerve un peu papa. Un jour, lors d’une sortie, vous tombez sur une locomotive en circulation et tentez de la suivre. Vous êtes ramassé par des soldats qui vous proposent de vous aider à la rattraper, mais ce n’est en fait qu’une façade puisqu’ils ne sont en fait là que pour dissimuler la vérité: la guerre n’a pas pris fin, les autorités ont juste décidées de mettre Moscou sous un dôme bloquant les communications afin de ne pas se faire bombarder de nouveau. Pour cela, les Moscovites sont cantonnés dans les souterrains comme vous le faites depuis 2 opus, quand les habitants du reste de la Russie sont tout bonnement abattus quand ils essayent de rejoindre Moscou. Votre capture en dehors des souterrains met donc le commandant de l’ordre dans une situation délicate et vous vous retrouvez donc à fuir Moscou pour rejoindre le haut commandement afin de prendre un nouveau départ.

Pour cela, vous rencontrerez un conducteur de locomotive qui vous permettra de parcourir la Russie vers votre destination. Cette dernière, nommée l’Aurora sera un peu votre HUB. Point de rassemblement avec vos compagnons, centre de commandement mobile, atelier et bien plus encore, vous pourrez y discuter avec vos compagnons, boire un verre ou écouter la radio, entre autres. Ne criez pas au spoil, il ne s’agit là que des deux premières heures de jeu mettant en place l’histoire, certes pas beaucoup plus étoffée que cela et un poil redondant, mais ne nous laissant quand même pas tomber dans l’ennui grâce au rythme imposé par la narration et, encore une fois, l’ambiance totalement folle. Vous passerez donc de régions en régions, bravant les saisons jusqu’à atteindre la destination de votre périple, au prix de certains rebondissement tout de même.

Les environnements extérieurs sont rafraichissants.

Un gameplay qui ne déroutera pas les habitués.

Côté gameplay, on conserve en grande partie les mécaniques des précédents opus. Vous devrez gérer avec minutie votre inventaire, à plus forte raison dans les difficultés élevées qui présentent un véritable challenge que ce soit en terme de difficulté de combat, en terme de gestion des munitions et des objets ou bien en terme de survie. Outre les munitions, vous devrez toujours surveiller votre stock de filtres et la qualité de votre masque à gaz. En effet, si Metro Exodus vous autorise à arpenter des environnements à l’air libre, il n’en reste pas moins que de nombreuses zones sont encore contaminées et nécessite votre précieuse protection. Si celui-ci venait à être cassé, un bout de scotch ferait rustine mais il faudrait rapidement voir à remédier à ce problème, ne serait-ce que parce que le scotch vous bouche la vue. La gestion des munitions sera aussi une nécessité, même si celle-ci se fait moins essentielle que dans les précédents opus. En effet, premièrement, elles ne sont plus la monnaie du jeu. Le monde de la surface a conservé son modèle économique et vos balles ne seront pas acceptées comme monnaie d’échange. Deuxièmement, le jeu vous oriente très vite sur l’infiltration. Certes, c’est aussi lié au manque de balle, mais la narration même vous incite à la discrétion. Que ce soit dans la volonté de ne pas tuer les personnages qui sont juste manipulés par les dirigeants de la région, ou bien le fait que les mutants se déplacent par horde qui vous submerge assez rapidement, vous apprendrez vite à vous cacher dans l’ombre et à retenir votre souffle que vous n’utiliserez que pour éteindre les bougies et autres lampes qui pourraient vous révéler aux yeux ennemis.

Le scotch, c’est le secret de la survie!

Si ce côté infiltration renforce encore la tension de ce Metro Exodus, elle est cependant mise à mal par une IA bien en dessous de ce qu’on aurait pu espérer vu la qualité du titre et ce qui peux se faire chez la concurrence. Il n’est pas rare qu’un ennemi à 3m de vous vous détecte, ou du moins se doute de quelque chose, mais un simple pas en arrière dans la pénombre peux suffire à ce que ce dernier se dise qu’il a rêvé. Leur champ de vision étant tellement restreint que vous pourrez enchainer les séries de kills ou de neutralisation à partir du moment où les ennemis se trouveront à plus d’une distance de bras. Autre bémol technique, quand vous serez dans des endroits exigus et fortement fréquenté, entendez par là un repaire de bandits dans un cabanon de pêche par exemple ou un petit entrepôt, il sera compliqué de localiser un ennemi au son, la spatialisation ayant parfois quelque ratés. Enfin, pour en finir avec les défauts de ce Metro Exodus, citons rapidement le fait que courir semble annuler la gravité et si vous arrivez trop vite au bord d’une pente ou d’un escalier, vous décollerez et subirez des dégâts de chute, voir une mort instantanée ainsi que le premier chargement au lancement du jeu qui est vraiment très long (comptez 3 à 4 minutes pour lancer la partie). Fort heureusement, il n’y en aura quasiment plus aucun ensuite et même en cas de mort, le rechargement se fera dans un délai raisonnable.

La carte se met à jour en fonction de vos découvertes

Un contenu relativement correct.

Pour conclure cette épopée en Terre Russe, abordons rapidement la durée de vie du titre. Il est assez difficile de l’évaluer précisément tant cela dépendra de votre manière de jouer. Disons qu’il faut tabler sur une petite quinzaine d’heures en moyenne pour finir le jeu. Un peu plus si vous écoutez toutes les conversations, si vous remplissez les objectifs annexes que vous donneront certains personnages au détour d’une conversation, si vous fouillez partout pour pouvoir crafter et améliorer vos armes et équipements. Sachez aussi qu’épargner des villageois, même s’ils ont été hostiles envers vous jouera sur votre alignement et sur la fin du jeu, mais aussi sur votre évolution. En effet, certains se montreront reconnaissant et vous indiqueront des caches, ou bien des passages plus sûrs que d’autres, ou encore vous donneront des clés pour accéder à certains lieux inaccessibles autrement.

Il y a plein de conversations que vous pouvez écouter en vous arrêtant quelques minutes.

En conclusion, Metro Exodus a su proposer de la diversité tout en conservant l’esprit des opus précédent. La maitrise de l’univers, que ce soit en terme d’étalon graphique ou d’ambiance, pose un nouveau défi aux futures challengers du genre. On lui pardonnera aisément ses quelques défauts tant le plaisir de jeu est présent.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : Deep Silver

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points Graphismes splendides

Bons Points Ambiance visuelle et sonore dingue

Bons Points Entièrement en français

Bons Points L'immersion et les dialogues entre PNJ

Mauvais points

Mauvais Points L'IA à revoir

Mauvais Points Le premier chargement trop long

commentaires

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