Predator : Hunting Grounds

Predator, ce film culte de 1987 mettant en scène un commando aux prises avec un alien belliqueux a eu droit à toute sortes d’adaptations video-ludiques. Il faut cependant remonte 10 ans en arrière pour retrouver un jeu mettant en scène la franchise dans un cross-over avec un autre monstre du cinéma: les Aliens. En cette année 2020 Illfonic a décidé de faire revenir le chasseur aux dreadlocks sur le devant de la scène dans un FPS multijoueur asymétrique. Que vaut donc ce retour après 10 ans d’attentes ? Retour gagnant ou mise au placard ? C’est ce que je vais tenter de vous montrer dans les prochaines lignes

Pour rappel, nous avions pu nous essayer au titre d’Illfonic lors de la Paris Games Week 2019, puis par la suite lors du week-end de test réservé aux membre PlayStation +. Si la première approche lors du salon parisien nous avait plutôt enjoués, le week-end de test quant à lui nous avait fait retomber la hype tel un soufflé qui refroidi. C’est donc avec un peut d’appréhension que je reprenais la manette en main pour découvrir cette version finale.

Je vous rappelle le gameplay du jeu si vous n’aviez pas encore lu d’infos sur le soft. Le joueur incarne au choix la créature de John McTiernan ou incarner un membre d’un commando composé de 4 individus. Selon l’un ou l’autre des choix que vous ferez, vos objectifs seront différents:

  • l’objectif du Predator sera simple: tuer les membres du commando
  • ceux du commando seront eux plus larges :
    • Tuer le Predator
    • suivre une suite d’objectifs pour enfin s’échapper de la zone, tout en restant en vie

Que vous incarniez l’une ou l’autre des équipes, vous obtiendrez des points d’expérience qui vous permettrons de monter de niveau et de débloquer de nouveaux objets, armes ou classes mais aussi de la monnaie du jeu. Chaque montée en niveau vous octroyant aussi une caisse à ouvrir qui vous donnera des objets cosmétiques (nouveau camouflage d’arme, accessoires de personnalisation supplémentaires), sachant que tous ces produits cosmétiques peuvent être achetés avec cette fameuse monnaie In-game.

Si vous incarnez la créature des films, vous aurez à votre disposition la possibilité de vous déplacer dans les arbres, de vous camoufler en vous rendant invisible, d’utiliser votre vision thermique et vous aurez bien entendu la fameuse arme aux 3 points laser. Mais l’arsenal s’étoffera au fur et à mesure de vos partie. Les commandos ne seront pas en reste puisqu’eux aussi auront un vaste arsenal mis à leur disposition : arme principale, arme secondaire, arme de corps à corps, vous aurez le choix parmi toute une ribambelle de joujoux afin de défaire les ennemis dirigés par l’IA mais surtout de pouvoir vous défendre contre le Predator.

Soyons clair tout de suite, l’IA est totalement foireuses; elle n’est là clairement que pour ralentir les joueurs qui incarnent les 4 commandos, la menace se situe bien évidemment du côté du 5ème joueur, qui incarnera le grand méchant. Et encore, quand on parle de menace, on a l’impression que le Predator est clairement désavantagé, contre une équipe un tant soit peu organisée, le pauvre bougre finira en tapis de sol la plupart du temps, ou verra l’hélicoptère rapatriant l’équipe lui filer entre les griffes.

C’est clairement le point noir du jeu, on a rarement « peur » de se lancer dans la jungle car la menace du Predator n’est jamais réellement inquiétante. D’autant plus que s’il advenait que l’un des membres des commandos meurt, il est possible de le faire « revenir à la vie » en allant chercher une mission d’appel de renfort, permettant à tous les membres tués par le Predator de revenir en jeu. Les commandos ont aussi à leur actif la possibilité de se soigner ou d’aider leurs alliés, puisque les joueurs peuvent choisir des accessoires d’aide: seringue, trousse de soin, etc… Et pour tenter de mieux se cacher dans cette jungle, il leur sera aussi possible, tout comme Shwarzy dans le premier film, de s’enduire de boue afin de ne pas se faire repérer par le détecteur thermique de leur ennemi.

Autre point du jeu qui souffre d’un gros soucis : le côté graphismes. Le jeu est vraiment très alliasé sur PlayStation, et on sent que le jeu est vraiment très mal optimisé. C’était déjà un défaut que j’avais noté lors de ma review il y a un mois, et il s’avère que le soucis n’est toujours pas résolu. Sans être moche, le jeu est loin de ce que l’on peut en attendre pour un jeu de ce type en 2020. Un scintillement permanent sur toutes les textures gâche la lisibilité de l’action et c’est fort dommage. Le jeu lasse aussi rapidement, les objectifs étant souvent les mêmes (aller tuer des mercenaires, trouver un ou des objets, défendre un point de contrôle), le contenu est rapidement rébarbatif, d’autant que les 3 seules cartes disponibles ne varient pas vraiment le plaisir, elles se ressemblent toutes à quelques points près.

Finalement, le jeu se résume à aller d’un point A à un point B en passant par tout un tas de points annexes, et si le Predator vous tombe dessus, les autres objectifs seront vite oubliés, puisque le tuer et échapper au souffle de sa bombe d’autodestruction ou défendre sa dépouille pour que vos scientifiques l’étudient, garantira votre victoire.

Predator : Hunting Grounds manque clairement de contenu, outre le manque cruel d'environnements différents -on aurait par exemple aimé le Los Angeles 1997 du film de 1990 pour varier des forêts et des arbres- mais le gameplay aurait certainement gagné à ce que l'équilibre de la victoire tende plus du côté du Predator. Une meilleure optimisation des graphismes et surtout du matchmaking aurait aussi permis au jeu de gagner en qualité.

Stephtoonz

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