Shining Resonance Refrain

Si le titre du jeu testé dans ces lignes ne vous parle pas, son héritage lui est assez impressionnant car c’est le petit dernier de la grande saga Shining où ses ancêtres les plus connus sont les Shining Force (enfin pour les férus de RPG bien évidemment).
A l’origine Shining Resonance est sorti sur Playstation 3 en 2014 au japon uniquement. C’est grâce à la version remastered estampillé Refrain que nous, pauvre occidentaux, pouvons enfin avoir la possibilité de jouer sans avoir un dictionnaire Français – Japonais sur les genoux…

Que propose donc cette nouvelle version ? Des graphismes remaniés et le mode refrain permettant de pouvoir jouer avec 2 personnages supplémentaires dès le début du jeu (la princesse Excella et Jinas, avec énormément de Spoiler lors des discussions annexes avec eux, mais il n’y a pas d’intérêt de lancer le jeu classique la première fois pour le refaire après, sauf si vous êtes du genre bourrin…), et l’ensemble des DLCs sortis depuis. Voilà pour les grandes lignes. Passons maintenant à ce qui nous intéresse vraiment

Un monde dirigé par les harmoniques

Shining Resonance Refrain vous propose de suivre les aventures de Yuma, vaisseau du Shining Dragon, divinité ayant sauvé le monde il y a très longtemps contre le sacrifice de son enveloppe physique. Il sera accompagné de Dragoneers, combattant ayant la particularité d’avoir une arme harmonique, comme un Arc-Harpe ou une Hache Guitare… Ces Dragoneers ont la capacité d’entrer en résonance avec le Shining Dragon et de décupler leurs forces… (ca y est vous avez compris le titre du jeu ?). Votre rôle sera bien évidemment de sauver le monde et de combattre le vilain Empire ennemi qui cherche à s’octroyer les pouvoirs contenu dans le corps de Yuma. Que l’on soit clair tout de suite, Shining Resonance Refrain ne paye pas de mine graphiquement parlant, même si c’est un « remaster » (à prendre ce mot avec précaution), le jeu d’origine vient de la Playstation 3 et même à l’époque il était techniquement parlant inférieur à la concurrence comparé à un Tales of Zestiria par exemple. Alors sur une Playstation 4 Pro et un grand écran OLED ça n’envoie pas du bois… bien au contraire, de plus les personnages (du 100% nippon sur la gente féminine) dénotent vraiment du fait de la différence de qualité entre ces derniers et le reste du jeu. Mais c’est un J-RPG et le graphisme pour ce genre de jeux n’a jamais été primordial.

Le jeu de Media Vision vous propose un univers Fantasy coloré et musical avec des combats en temps réel assez proche des Tales of sans pour autant avoir sa nervosité et sa technicité. Votre groupe actif sera de 4 maximum mais avec la possibilité de switcher avec votre réserve durant le combat. Vous aurez la possibilité également de changer de leader en combat, du moment que ce dernier est encore en vie. Au fur et à mesure de leurs évolutions, nos héros gagneront de nouvelles compétences appelées Force mais vous ne pourrez vous servir que de 4 Force maximum par personnage, à vous donc de sélectionner ce qui vous convient le mieux. Le leader est contrôlé par vos soins, les 3 autres sont gérés par l’IA. Via la croix directionnelle vous avez la possibilité de leurs donner des directives simples pour gérer leurs comportements. Ne vous attendez pas à des ramifications avancées comme les Gambits de Final Fantasy 12 ici c’est 4 ordre primaires (full attaque, maintenir en vie l’équipe, défense ou rien faire), de plus l’IA est un peu bête et pour éviter de ressusciter tout le monde sans arrêt, on se contente de rester sur l’ordre « Heal First ».

Comme les Tales of, via la touche L1 vous pouvez déclencher vos Force en consommant des MPs, vos attaques classiques, elles les régénèrent. Si vous contrôlez Yuma vous aurez aussi la capacité de vous transformer en dragon, décuplant votre force. Cette action n’est pas sans conséquences car votre barre de MP va se consommer rapidement et si vous ne faites pas attention, votre personnage va passer en mode Berzerker et attaquer sans distinction ami et ennemi !
Enfin, après 2 petites heures de jeu, vous aurez la capacité d’invoquer un B.A.N.D soit un buff improvisé en plein combat pour renforcer votre équipe de manière temporaire. Le buff est directement dépendant du leader ainsi que de la chanson jouer… Une barre en haut à gauche vous indique votre niveau pour déclencher ce pouvoir, plus vous êtes haut, plus la chanson durera longtemps…

Bad BAND

Shining Resonance Refrain aurait pu être très sympathique, mais il est perclus de problème. Tout d’abord il est totalement en anglais (avec voix japonaise), ce qui le rend accessible uniquement à ceux qui ne sont pas anglophobes et/ou ayant un minimum de connaissance dans la langue de Shakespeare afin de comprendre le concept des aspects (sorte de gemmes s’accrochant aux armes afin d’y ajouter des effets), le B.A.N.D. diagram qui permet d’optimiser les résonances entre le héros et ses acolytes (via des titres qui se débloque au sein de l’histoire principale, de cut-scenes annexes ou de quêtes) ou simplement comprendre l’objets des quêtes annexes. Ensuite, le jeu de Sega se construit comme un hybride entre RPG classique et Visual-novel. Toutes les phases de dialogues, à quelques exceptions près (comprenez 85% 15%) se fait via écran fixe avec les protagonistes qui parlent en ayant quelques petites animations directement liés au ton/humeur du dialogue. Sur le principe ce n’est pas gênant, d’autres jeux le font très bien comme les Persona par exemple, sauf qu’ici ça parle beaucoup sans être pour autant très intéressants, pire les cut-scènes additionnelles, très nombreuses sont soporifiques au possible (ou kitch), mais indispensables si vous voulez obtenir d’autres titres à vos personnages…

Même constat pour les quêtes annexes, qui ont tendance à réapparaître à l’infini à chaque fois que vous dormez et 100% Fedex. Les seules intéressantes sont celles pour l’alchimiste (permettant d’avoir plus de recettes) et la chasse aux gros monstres. Dommage car à part donner l’impression d’avoir voulu mal copié le principe de Monster hunter (1 ville « hub » et des zones de combats) cela n’apporte rien au jeu. Enfin, je n’arrive pas à comprendre comment Media Vision a réussi, via son remaster à générer des ralentissements en ville via le déplacement de la caméra ou encore en combat dès qu’il y a un peu trop d’effets pyrotechniques…

Il est vrai que la description ci-dessus ne donne pas envie, mais Shining Resonance Refrain reste malgré tout sympathique à jouer et propose des challenges personnalisés et corsés via par exemple les Distorsions. Ce sont des donjons aléatoires et complètement personnalisables (via d’autres gemmes lootables sur les monstres et/ou dans le donjon). De plus le monde évolue en même temps que vous donc vous ne serez jamais en manque de bestioles à massacrer pour gagner en puissance, et vous ne serez pas systématiquement obligé de vous taper 30 minutes de trajets à pied pour trouver des adversaires à votre mesure. Maintenant, je ne peux que le conseiller aux férus de RPG qui souhaitent s’occuper durant l’été en attendant les cadors de fin d’années, pour les autres entre l’anglais et ses nombreux défauts il reste clairement dispensable.

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Sega

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points Système de combat…

Bons Points Donjons Distorsions

Bons Points Concept de résonance

Mauvais points

Mauvais Points …trop mou malheureusement

Mauvais Points Indigne de la ps4 graphiquement

Mauvais Points Ralentissements

Mauvais Points Un peu niais par moment

commentaires

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