Tales of Vesperia Definitive Edition

La saga tales of est très vieille (Tales of Phantasia date de 1995) et a plus de 16 épisodes principaux à son actif. Si elle a toujours gardé la même signature, elle a aussi varié entre l’excellent et le médiocre. Les fans ont eux-mêmes élus les 3 meilleurs et Tales of Vesperia en fait partie.

L’occasion de cette définitive édition permet de revenir sur cette itération ou de la découvrir dans un emballage plus agréable.

A la recherche de la Blastia perdue

Sorti initialement le 26 Juin 2008 sur Xbox 360 (la version PS3 ne sortira jamais du japon), Tales of Vesperia vous propose de parcourir le monde de Terca Lumeiris. Ce monde a une particularité, l’Aer force originelle et créatrice. Les humains pour pouvoir se défendre contre les nombreux monstres ont conçus les Blastia, sorte de pierre magique permettant d’ériger des boucliers impénétrables autour de leur cité mais également subvenir à leur besoin.

Le jeu commence par le vol de la Blastia du quartier inférieur de Zaphias, capitale de l’empire. Vous incarnez Yuri Lowell, ancien chevalier impérial qui a démissionné pour raison personnelle. Depuis il vit dans ce quartier en aidant la population pauvre et en énervant ses anciens confrères, à la limite de la légalité.

Le vol du Blastia est catastrophique pour ce quartier et Yuri part rapidement sur la piste du pseudo magicien qui l’avait réparé il y a peu. Durant son enquête il rencontrera Estelle, une jeune princesse apparemment la cible de criminel. Ensembles ils vont parcourir le monde et pour changer, le sauver.

La particularité (de l’époque) est le caractère du héros. Contrairement aux précédents opus (voir la majorité des itérations) le héros n’est pas une éternel optimiste joyeux et pré-pubère, mais un adulte ayant roulé sa bosse et cynique sur son pays et sa condition. Il reste, au final bon et généreux mais coté « Han Solo » dénote et ajoute une part sombre intéressante. Bien sûr on est très loin de Velvet dans Tales of Berseria (l’épisode le plus sombre de la série), mais cela change un peu du côté « cucul » récurrent des héros de la série.

Pour les inconditionnels récents de la saga qui ne connaissent pas Vesperia, rassurez-vous, ce dernier reste très chaleureux dans sa charte graphique ainsi que dans ses dialogues et son déroulement. Il propose quand même de bons cliffhangers et une histoire très intéressante. Bien évidemment je n’en dirai pas plus.

Un remaster léger

Vous vous en doutiez déjà mais ce définitive édition n’est pas une révolution. Mais il permet de pouvoir jouer à la version PS3 sortie en 2009 au japon uniquement qui contenait déjà pas mal de petites choses.

La première et pas des moindres (même si personnellement c’est un non-sens scénaristique) est la possibilité d’avoir Flynn dans son équipe. Un autre personnage, complètement nouveau nommé Patty Fleur (sic) une jeune pirate assez mimi qui apporte de nouvelles techniques et Artes et donc plus de variétés dans votre conception du groupe (même chose pour Flynn). Comme tout Tales of vous aurez le droit à une ribambelle de nouvelles petites saynètes (activable via le pad tactile) qui n’ajoutent rien à l’histoire mais creusent un peu plus les personnages.

Pour finir de nouveaux boss, des costumes pour vos héros et (et cela sera je pense la meilleure chose pour les puristes) les voix en japonais (choix à faire en début de partie), car hormis Yuri les doublures anglaises sont assez moyennes. Graphiquement parlant ce n’est pas terrible. Même si tout est lisse, le passage sur Playstation 4 ne bénéficie pas du 4K ni du HDR, seules les 60fps sont présentes. Mais ce lissage rend les personnages étrangement brillants, cela est désagréable. Les décors restent conformes à l’épisode original et on ressent clairement les 10 ans du jeu. Bref passons ce n’est pas l’argument principal du jeu, mais encore une fois c’est dommage que ce remaster soit fait avec une paire de moufles et un baobab dans chaque main !

Pour terminer la qualité audio est plus que correcte et même si le doublage des nouvelles scènes n’est pas fait avec les mêmes voix ( !) l’ensemble reste tout aussi agréable.

Un système de combat toujours aussi efficace

Tales of Vesperia est sorti en 2008 (au japon) et depuis le système de combat s’est pas mal dynamisé et au premier abord, Yuri et son équipe pourraient sembler plus mous. En réalité c’est plus technique que ça. Tout d’abord l’apprentissage des Artes est basé sur l’équipement. Chaque arme a un certain nombre de capacités à apprendre en l’utilisant sous peine de les perdre en changeant. Une fois « maîtrisée » vous pourrez l’équiper contre un certain nombre de points, il faudra donc faire des choix. Ce système est à la fois intéressant tout en permettant de sentir une vraie progression.

Les attaques enchaînées ou le choix des techniques via les combinaisons de touches (et joystick) rend chaque combat intense et jouissif (ou frustrant car la difficulté date aussi de 2008, donc pourra rebuter certains). Le choix de vos partenaires de combats mais également du réglage de l’IA seront primordiaux pour ne pas voir vos personnages faire n’importe quoi (l’IA n’est pas spécialement futée) et le maniement de votre personnage en semi-pro ou manuel est conseillé.

Tales of Vesperia se destine aux fans absolus de la licence et/ou du jeu d’origine qui voudront redécouvrir le jeu avec les ajouts de la version PS3, mais également à ceux aimant la licence depuis peu et souhaitant découvrir l’un des meilleurs de la saga. Pour les autres, même s’il propose plus de 60h de durée de vie, il aura un fort gout de déjà vu qui sera vite pénible. En bref un beau cadeau pour les fans nostalgique.

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Bandaï Namco

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points La note monte à 18 pour les fans de la saga

Bons Points Personnages moins stéréotypés que d'habitude et bien travaillés

Bons Points Système de combat qui n'a presque pas pris une ride

Mauvais points

Mauvais Points La note descend à 12 si vous n'êtes pas très j-rpg ou que vous l'avez déjà fait

Mauvais Points Un remaster un peu feignant question performance

Mauvais Points Doublage des scènes supplémentaires fait avec d'autres acteurs/actrices que les originaux !

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