Terminator: Resistance

Un jeu basé sur la licence Terminator est en général source d’inquiétude. Alors imaginez lorsque l’on s’aperçoit qu’il a été développé par Teyon, on ne peut que paniquer ! (Ils ont « pondu » Rambo the Game).

La résistance ou la mort

Terminator Résistance vous met dans la peau d’un soldat qui subit une très lourde défaite par Skynet. Seul survivant, il se lie d’amitié avec un groupe de survivants. Erin, une vieille dame faisant office de médecin, Jennifer et le jeune Patrick ainsi que Ryan, vieux briscard qui ne quitte jamais son bus.

Votre première tâche sera de trouver la résistance locale afin de les informer de la destruction de votre groupe et de l’avancée de la ligne d’annihilation de l’ennemi. Au départ vous n’êtes pas vraiment bien équipés, un pistolet, puis une UZI et un fusil d’assaut vous aideront à réaliser vos premières missions, créant l’illusion de survivre dans un monde hostile.

Illusion en effet car Terminator Resistance tente d’imiter plusieurs jeux avec plus ou moins de réussite. Le plus flagrant est Fallout, car vous devrez ramasser de nombreux composants (débris de ferraille, tissu ou produits chimiques) pour fabriquer des objets sur des ateliers. Il faudra donc fouiller chaque maison, poubelle ou autres endroits à potentiel.

Dans un monde contrôlé par les machines, les ennemis sont omniprésents, mais pas vraiment dangereux. Les petits arachnides et les « grosses » seront simples à abattre, et le Terminator, créature centrale de la saga sera malheureusement vite relégué au rang de monstre standard une fois les armes de plasma obtenu.

Dommage car la séquence de l’hôpital au début du jeu est réussie et annonçait le T-800 comme un Némésis (idiot car il vous oubliera vite en cas de repérage, et vous pourrez tourner autour d’un lit renversé pour le semer !) car impossible à tuer. Notez que s’il vous attrape vous êtes mort. Ce constat perdura tout au long du jeu.

Sarah Connor ?

Le jeu de Teyon simule donc un Fallout dans des zones prédécoupées et donc limitée. Il va jusqu’à reprendre le « mini-jeu » de déverrouillage de porte en un peu moins précis. N’espérez pas modifier les armes à feu ce ne sera pas possible, seul les armes de Skynet (à plasma donc) pourront s’adjoindre des puces modifiant le chargeur, les dégâts, la stabilité ou la cadence de tir.

Un micro-casse-tête vous obligera à faire corroborer les symboles afin de « fermer » le circuit, sinon les modifications ne seront pas prises en compte.

Comme dans Fallout ou autres jeux du même style, votre soldat va monter en niveau, débloquant des points de compétences à dépenser dans plusieurs arbres (armes, explosif, etc…). Indispensable pour ouvrir les serrures plus complexes ou pirater les tourelles automatiques (pratique pour nettoyer une zone sans risque). Même chose pour manier les armes Plasma ou encore fabriquer des objets plus performants.

Un point de détail sur la fabrication justement. Il faut être honnête elle ne sert pas à grand-chose tellement Teyon est généreux. En fouillant un peu partout vous vous retrouvez facilement avec des milliers de munitions, de composants et de ressources échangeables (monnaie du jeu). Pour le coté survie on repassera ! Hormis les grenades à main (et encore) le reste se trouve très facilement ce qui rend la difficulté assez faible, même en difficile.

La seule difficulté sera durant votre transition entre le plasma standard (rouge) et sa version avancée (violette) qui sera aux mains de vos ennemis avant vous (via les T-820/25), mais rien d’insurmontable. Pour le piratage, il est strictement le même que celui présent dans Assassin’s Creed Black Flag, vous devrez déplacer votre curseur de gauche à droite en gérant les obstacles sans toucher les parois blanches.

I won’t Be Back

Terminator Resistance n’est pas beau, il faut le dire. On croirait voir un jeu de 2014. Pas de HDR et je doute personnellement de la présence de la 4K sur ma Xbox One X (même si mes captures d’écrans font + de 10Mo pièce) quand on regarde rapidement les textures.

Malgré l’option « FPS illimités » dans les options, le jeu gère mal le passage d’intérieur vers extérieur en créant des ralentissements. Même punition lors des missions d’assaut (en ligne droite à la Call of Duty) ou les explosions ralentissent le framerate.

Les visages des personnages sont aussi très sommaires, même si le jeu triche allègrement lors de certaines séquences… intimes avec certaines protagonistes. Mais ce n’est pas ça le plus gênant. En réalisant quasiment toutes les missions annexes (sauf les derniers avant-postes de Skynet) ainsi que l’ensemble des succès du jeu, ce dernier s’est terminé en moins de 10h.

Couplé ceci a un jeu dans l’ensemble très répétitifs, des choix qui finalement ne changent pas grand-chose à l’histoire (uniquement la destinée des PNJs importants) et une vue FPS au déplacement assez lent et trop rigide (heureusement les ennemis ne nécessitent pas de gros réflexes) et vous comprendrez qu’à 60€, la note s’avère salée.

Pourtant, Teyon a mis un point d’honneur à respecter la licence (Terminator 1 et 2 seulement) en y ajoutant des clins d’œil bien choisis (comme l’Infiltré se faisant écraser par le camion de T2). Même constat pour le design général, réplique exacte des vieux films (comme le CT, les bruitages, et la musique).

Les doubleurs se sont même amusés à y ajouter une référence directe à Kaamelott (je vous laisse découvrir) via Patrick. Mais tout cela reste clairement insuffisant pour en faire un bon jeu. Fan de la saga et à 20-30€ foncez, sinon patientez.

Teyon a fait un sacré chemin depuis Rambo the Game, Terminator Résistance montre qu’avec encore un peu d’effort ils pourront faire un bon jeu. Courage !

Bons points

Bons Points L'univers des vieux Terminator parfaitement respecté

Mauvais points

Mauvais Points Graphiquement à la rue

Mauvais Points Jeu monotone malgré de bonnes intentions

Mauvais Points Bien trop court

Mauvais Points On se demande comment Skynet a détruit l'humanité vu l'IA des machines

commentaires

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