The Last of Us: Part II

Dans la vie d’un joueur, il y a des jeux qui vous marquent durablement. Que ce soit par leur direction artistique, leur gameplay, ou encore la claque graphique qu’ils ont apportés à leur sortie, certains jeux restent dans nos mémoires.

Pour moi la claque coup de cœur de 2014 fut The Last of Us: Remastered. N’ayant pas pu à l’époque m’essayer au jeu sorti à l’origine en 2013 sur PS3, je m’y suis collé à sa sortie sur PS4 en 2014, profitant d’un bundle console+jeu. J’ai tout de suite été emballé par le jeu et l’histoire que les Dogs racontaient au travers de leur bijou. Alors certes le jeu ne révolutionnait rien à l’époque, mais j’ai trouvé qu’il était bon dans tous les éléments qu’il piochait par-ci, par-là. Mais bien sûr l’aspect le plus important pour moi était la relation Joël/Ellie.

Nous sommes en 2020, et Naughty Dog nous gratifie d’une suite. 6 ans plus tard que sont devenus nos deux héros principaux ? Est ce que cette suite est à la hauteur de son prédécesseur ? C’est ce que je vais tâcher de voir dans les prochaines lignes.

/!\ SPOILER ALERT /!\

Même si je vais tâcher de faire le test en essayant d’éviter de dévoiler des éléments clés de l’histoire, gardez en tête que je ne suis pas à l’abri de lâcher des informations qui pourraient vous spoiler malgré tout.

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Dit moi oui, Ellie.

The Last of Us: Part II est une suite directe du premier opus, les événements se déroulent 4 ans plus tard, et nous retrouvons nos héros Ellie et Joël à Jackson ou ils se sont finalement installés à l’issue du premier volet. Joël retrouve ainsi son frère Tommy et la femme de ce dernier, Maria. Ensembles ils gèrent la ville et comment la vie s’y déroule. Nous partons pour une patrouille avec Dina avec qui Ellie a eu un échange de baiser la veille, c’est le point de départ de l’histoire, que ce soit celle des deux jeunes femmes, ou celle de l’histoire en elle-même.

Je ne vais pas trop m’étendre sur l’histoire en elle-même car je ne souhaiterais pas spoiler ceux d’entres vous qui n’ont pas encore essayé le jeu, mais il va se passer un élément déclencheur dans la vie de notre héroïne qui va faire en sorte qu’elle parte en croisade contre des factions ennemies.

Premier point, visuellement, le jeu est magnifique. Ce n’est pas une claque graphique comme on a pu avoir avec le premier opus en son temps, il faut dire aussi que nous sommes avec une PS4 en presque fin de cycle, et nous ne sommes plus tellement ébahis comme les première fois que les Dogs nous ont mitonnés des jeux AAA puisque certains d’entres eux sont passés par là avant pour nous arracher un bout de rétine (Uncharted 4 et son DLC pour ne citer qu’eux). Mais tout de même, les développeurs ont le sens du détail et de la magnificence dans les paysages, et certains sont tout de même splendides. Sur PlayStation 4 classique, j’avais peur de me retrouver avec un avion de chasse au décollage, tant le jeu semblait friand en ressources, mais finalement, c’est relativement silencieux, le ventilateur tourne beaucoup mais sans pour autant monter trop dans les tours.

Autre point, sur PlayStation 4 basique je n’ai noté aucun ralentissement dans le jeu hormis lorsque j’appuyant sur la touche Share afin de prendre mes captures d’écran (mon collègue qui a testé sur PS4 Pri a eu le même soucis de lag).

Retournons à l’histoire, on se retrouve rapidement à naviguer avec Abby, un nouveau personnage qui aura une grande place dans l’histoire puisque nous alternerons régulièrement entre notre héroïne Ellie et elle. On ne sait pas encore grand chose sur Abby au départ. La seule chose à retenir, c’est qu’elle est à la recherche de quelque chose ou de quelqu’un et que toutes les décisions d’Ellie ou d’elle même vont prendre, vont avoir une incidence sur l’histoire, mais j’y reviendrais plus tard.

On prends les même et on recommence?

Les mécaniques de jeux restent strictement identiques à celles mises en place dans le premier opus. On a des phases de recherche, celles pendant lesquelles ont va fouiller une zone de fond en comble (ou pas pour les plus pressés), et des phases « d’infiltration » durant lesquelles il faudra combattre ou esquiver infectés ou ennemis humains. La nouveautés concernant les adversaires réside dans les nouveaux compagnons des ennemis humains d’une part et des nouveaux infectés d’autre part.

Du côté des ennemis humains, ces derniers seront donc parfois accompagnés de compagnons à 4 pattes. Comme on l’a vu dans les divers trailers de gameplay, les chiens rentrent dans la danse, et il faudra faire attention de ne pas se faire flairer par nos amis à 4 pattes, au risque de se faire pister par eux et leur maître. Rapides et vifs ils risqueraient fort de vous donner du fil à retordre s’ils venaient à vous découvrir.

De l’autre côté, les infectés agrandissent eux aussi leur nombre puisque 2 nouveaux infectés font leur apparition: les puants et les éclaireurs. Les premiers sont particulièrement résistants et vous envoient des spores qui vont faire baisser votre vie de façon continue si vous restez dans le nuage généré (un peu à la façon du boss de l’école dans le premier opus). Les seconds eux sont rapides et n’attendent qu’une chose, vous tomber dessus discrètement pour mieux vous croquer.

Du côté de l’amélioration du personnage et des armes, rien de bien neuf non plus, on a toujours la possibilité d’augmenter les performances des personnages via les objets que l’on trouve tout au long du jeu, il faudra aussi évidemment découvrir des manuels qui révéleront de nouvelles capacités.

Concernant les armes, c’est aussi strictement identique au premier opus, il faut trouver des pièces en nombre suffisant afin de pouvoir les améliorer sur les établis disséminés un peu tout au long de l’histoire. La principale nouveauté réside dans le fait que l’on voit le personnage effectuer les modifications en direct sur l’établi choisi.

C’est du côté des mouvements des protagonistes qu’il faudra trouver une réelle nouveauté. En effet 2 nouveaux ajouts arrivent dans The Last of Us: Part II. Le premier c’est l’esquive: en appuyant sur L1, le personnage effectuera une esquive qui vous permettra d’échapper à une attaque au corps à corps, oubliez ça par contre face à des ennemis armés, vous prendriez cher et le plus souvent ça se terminera par votre mort ! Le second c’est la possibilité de se coucher totalement afin de ramper au sol, cet ajout rajoute un élément tactique supplémentaire au côté infiltration, mais dans les actes vous ne vous en servirez que rarement en approche furtive puisque les ennemis ont le don de « vous sentir » arriver alors même que vous êtes couchés dans l’herbe. Personnellement, j’ai appliqué la bonne vieille méthode du je contourne l’ennemi pour l’atteindre par derrière.

Enfin le menu craft est toujours lui aussi de la partie, vous pourrez tout comme dans l’épisode précédent créer armes, pièges et trousses de soins à condition bien évidemment d’avoir les ustensiles adéquats dans votre besace.

Une histoire perfectible ?

Comme je l’ai annoncé plus haut, nous incarnons Ellie évidemment, mais cette fois-ci le second personnage que l’on aura l’occasion de manipuler le plus ne sera pas Joël, mais Abby. L’histoire des deux jeunes femmes se croise et se recoupe tout au long de l’aventure et c’est, je trouve, le point qui m’a le plus déçu dans le jeu…

En effet, je m’explique, dans le premier opus on suivait l’histoire de Joël, puis par la suite d’Ellie, du début à la fin du jeu l’histoire était cohérente. Je ne vais pas revenir sur l’histoire de The Last of Us, mais là ou je veux en venir, c’est qu’en décidant d’adjoindre un troisième personnage au duo de base, l’histoire fait sans cesse des vas et viens entre tous les protagonistes. Ce n’est déjà pas évident à suivre, mais en plus de tout ceci, nous avons aussi des fragments de flashback expliquant certains événements survenus entre l’opus précédent et celui-là. De quoi nous perdre d’avantage. Je trouve à titre personnel que l’histoire a perdu en substance…

Je ne dit pas que l’histoire des personnages est mal écrite, au contraire même et c’est là que le bat blesse: Abby semble plus développée dans son histoire, sa psychologie et ses motivations et attentes qu’Ellie dans cet épisode.

Etant un grand fan du tout premier jeu, je m’attendais à ressentir tout un tas d’émotions, au moins du même acabit que pour le premier volet (la mort de la fille à Joël, la découverte des girafes par Ellie, etc…). J’ai globalement été déçu aussi de ce côté là. Pour moi un seul moment reste mémorable et marquant sur la durée totale du jeu.

Parlons en d’ailleurs de la durée du jeu. Pour le finir, tout dépendra évidemment de votre promptitude à fouiller chaque zone de fond en comble et de si vous souhaitez le platiner, mais sur un premier run j’ai mis environ une trentaine d’heures en prenant mon temps pour fouiller et analyser les situations. Quant à la fin du jeu, je dois dire qu’elle me laisse aussi perplexe, est ce pour laisser la porte ouverte à un éventuel 3ème opus ?

J'attendais ce The Last of Us: Part II avec une grande impatience. Peut être trop grande finalement... Le jeu est magnifique visuellement, mais l'histoire est trop décousue sur toute la longueur pour arriver à en profiter pleinement. Personnellement, j'ai eu l'impression de jouer à un The Last of Us 2.0, c'est à dire un jeu qui a bénéficié d'un bel upgrade graphique, mais qui n'a dans le fond pas tellement changé sur ses mécaniques de jeux, mais qui perd en terme d'émotions par rapport à son prédécesseur.

Il l’a testé aussi, voici son avis:

On me présente souvent comme un hater du premier opus alors que je ne cesse de répéter que je m'insurge contre le surcotage de celui-ci et non contre sa qualité. The Last of Us est un bon jeu, mais bien trop surnoté. Malheureusement The Last of Us: Part II est dans la même lignée. Il possède les mêmes qualités et défauts que son aîné, ce qui le rends donc moins bon: on ne pardonne pas les mêmes erreurs à un premier jet et à une suite. La narration plus poussive, parfois lourde n'aidant pas. Les gros moments du scénario sont cousus de fil blanc et aucune surprise ne vient vous relancer la chose. J'ai eu plus de sentiments en visitant la maison de Joël ou en lançant une pieuvre en plastique à un chien qu'à la mort de certains personnages, tant celle-ci est annoncée et parfois expédiée ou au contraire exagérée. On sent la narration plus fluide sur des petits moments et des scènes soit disant anodines que sur les virages de scénario. Pour avis personnel, j'ai préféré la deuxième partie, plus intéressante narrativement et psychologiquement. The Last of Us: Part II reste un bon jeu, très appliqué, très propre, peut être trop. On regrettera un manque de prise de risque et de véritable évolution vis à vis du premier, comme un repos sur ses acquis.

Archangejulien

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