The World Ends With You -Final Remix-

Connaissez-vous le studio de développement Jupiter? Non? Vous connaissez peut-être Kingdom Hearts : Chain of Memories? Oui? Et bien c’est eux! The World Ends with you a débarqué sur Nintendo DS au Japon en Juillet 2007 et un peu moins d’un an après en France. Il revient donc sur Switch en ce mois d’octobre avec quelques nouveautées…

Pas un simple portage

Final Remix indique plusieurs choses. D’une part le gameplay si particulier du jeu a été repensé pour la Switch, que ce soit en mode nomade où l’écran tactile est fortement utilisé, ou encore en mode station avec une jouabilité en JoyCon seul ou à deux. Oui le jeu peut se jouer en coopération.

D’autre part, afin de presque donner une raison de plus d’y rejouer, un contenu exclusif est disponible. Il se nomme A New Day et proposera un nouveau jeu avec les Reapers en « hard mode ». Un nouveau personnage nommé Coco, une jeune fille avec une veste à capuche rose avec des oreilles d’ours ainsi qu’un tutu. Sans entrer dans les détails pour ne pas gâcher la surprise vous aurez 24 heures pour réussir votre objectif. De nouvelles missions de combats seront disponibles, de nouveaux badges ainsi que des mini-jeux.

Si ce nouveau contenu n’est pas très original ni très long, il a le mérite de rallonger la durée de vie et de permettre de nouvelles combinaisons. Le coté vraiment agréable est la possibilité de jouer en coopération en local, et donc déclencher des combos de synchronisation encore plus dévastateurs.

Voilà pour le coté nouveau du jeu pour les habitués, passons maintenant au jeu d’origine lui-même.

Un jeu malsain

Vous vous réveillez en plein Shibuya, quartier très célèbre pour son Shibuya crossing, immense carrefour noir de monde quand les piétons traversent. C’est aussi un quartier très animé pour les jeunes avec la Tour 109, remplie de boutiques et très tendance. Vous ne vous souvenez plus de rien hormis votre nom, Neko. Après avoir trébuché vous trouvez un étrange badge. Soudain vous recevez un email sur votre portable pour vous indiquer un objectif à suivre. Vous devez le réussir dans 60 minutes sous peine d’être effacé.

Perdu et méfiant vous pensez que c’est un spam jusqu’à ce que des gens disparaissent devant vos yeux et que d’étranges créatures vous attaquent ! Grâce à l’aide in extremis d’une jeune fille nommé Shiki, vous scellez un pacte avec elle pour vaincre ces monstres. Vous apprenez alors que vous êtes embarqué dans un jeu sadique sur 7 jours pour ne pas être effacé…

The World Ends With You est très original. Dès les premières minutes de jeu, avec son habillage très Street Art et son héros armé de son gros casque audio, le jeu fait penser à Jet Set Radio ou encore Persona 5. La bande son très groovy, avec par moment du rap (proche de la fusion) ajoute encore ce côté ovni.

Le jeu se déroule en 3 phases. La première est la partie discussion où les personnages apparaissent sous forme de dessins fixes, très stylisés afin de raconter l’histoire (notez que le jeu est entièrement en français, du moins pour les textes). La seconde partie se passe en 2D, c’est le moment où vous pouvez explorer le quartier, aller dans des boutiques, ou chercher des personnes pour discuter.

Enfin, la dernière concerne les combats, ces derniers se déclenchent par vos soins ou pour les besoins du scénario. L’originalité ne s’arrête pas là car le système de combat est lui aussi très particulier !

Des combats sponsorisés par les nettoyants d’écrans.

Le système de combats est assez déroutant, même pour un habitué des RPGs. Lorsqu’un combat se déclenche, votre personnage (Neku) doit se battre à l’aide de Badge. Chaque badge a une technique particulière et une manière de s’utiliser. Le badge de feu nécessite que vous utilisiez votre doigt (en nomade) ou le JoyCon pour toucher la cible. Plus vous balayer un espace vide autour de votre cible plus vous générerez des flammes pouvant la blesser. A l’inverse, pour faire intervenir Shiki, vous devrez toucher la cible avec votre doigt pour la faire intervenir.

Tous les types de badges ne sont pas accessibles au début du combat et votre deck (emplacement pour équiper vos badges) est assez limité au début donc attention à vos choix. Leurs utilisations non plus ne sont pas infinis, la barre sous chacun d’entre eux vous indiquent quand son pouvoir (appelé Psych) sera épuisé. Il faudra donc attendre qu’ils se rechargent pour s’en servir de nouveau.

Cela peut paraître brouillon à l’écrit mais en jeu, c’est très naturel et une fois que l’on a compris comment se déclenche un badge, il n’y a aucun souci à réaliser des combos. Shiki étant votre partenaire de combat, enchaînez vos techniques et les attaques de Shiki, cela fait monter votre synchronisation. Une fois à 100% vous pouvez déclencher le badge Fusion infligeant de lourds dégâts. Les monstres ne sont pas en reste et vous devrez déplacer votre personnage (encore avec le doigt ou le JoyCon) pour esquiver les attaques.

Au départ, on a tendance à se tromper souvent lorsque les monstres sont proches du personnage. On le déplace au lieu d’attaquer et cela résulte par des dégâts subis. Heureusement le jeu est très permissif dans les premières heures de jeu, vous laissant le temps de maîtriser le système.

Subtil et riche

Décrire toutes les subtilités du jeu serait bien trop long dans une critique (et chiant il faut dire), mais lorsque l’on affronte un boss pour la première fois (au 3ième jour) on retrouve certains aspects propres aux jeux comme le premier DMC (oui oui Devil May Cry) ou encore si on tire un peu sur la corde, les Dark Souls. Le boss a une routine bien précise qu’il faut apprendre pour le vaincre.

Si le premier jet est plus ou moins chaotique suivant votre niveau, une fois la routine connue, il ne fait pas un pli. (Notez que déclencher le badge Fusion nécessite d’avoir une bonne mémoire entraînée. Pour augmenter le multiplicateur de dégâts, vous devrez vous rappeler l’emplacement des bons symboles via un jeu de cartes à mémoire).

The World Ends with You final remix est clairement une belle surprise. Sous son aspect un peu banal (un jeu 2D ou le blabla est très présent), le jeu offre une vraie richesse dans ses combats et sa gestion de personnage. A force d’épreuves, Shiki et Neko s’attachent avec les marchands du quartier (plus vous achetez chez eux plus ils sont proches)

Chaque nouvelle journée vous propose un challenge intéressant sur la résolution des énigmes grâce aux Gravures (capter des mots spécifiques pour les implanter dans la pensée de certaines personnes) et à la bonne connaissance des lieux. De plus le scénario se dévoile assez rapidement sur une réflexion intéressante sur le genre humain (plus particulièrement les japonais) et l’individualité noyée dans la masse.

Il ne se destine clairement pas au grand public, mais si vous aimez les A-RPG originaux, bien rythmés, sans être allergique aux nombreuses phases de dialogue, The World Ends with you est un excellent choix qui vous demandera un minimum de dextérité pour en venir à bout (ainsi qu’un bon nettoyant d’écran).

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Square Enix

Testé sur : Switch Nintendo Switch

Bons points

Bons Points Emballage aussi original que son contenu

Bons Points Système de combat rafraîchissant et technique

Bons Points Bande-son qui colle parfaitement au jeu

Mauvais points

Mauvais Points En mode nomade, le jeu est un ennemi de l'écran propre

Mauvais Points Par moment le jeu oblige presque à jouer en coop

Mauvais Points Beaucoup de Blabla

Mauvais Points Certains badges sont difficiles à utiliser

commentaires

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