Warriors Orochi 4

Après un Dynasty Warriors 9 qui a eu l’outrecuidance de proposer quelque chose de nouveau, soit un monde ouvert avec quêtes et scénario non-linéaire mal maîtrisée certes mais qui rafraîchissait la licence. Omega Force revient dans le classicisme avec Warriors Orochi 4. On reprend l’ancien moteur graphique et l’ancien système pour proposer un Musou blindé de personnages et fan service…

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Un record utile ?

Si vous suivez l’activité de près, vous connaissez déjà le fait que Warriors Orochi 4 est officiellement entré dans le Guinness Book des records pour proposer 170 personnages jouable dans un seul jeu. En effet ce cross-over propose de retrouver les personnages de Dynasty Warriors et Samuraï Warriors pour se fritter joyeusement dans un monde parallèle.

Cette itération va beaucoup plus loin que les autres car Zeus (oui je sais c’est bizarre vu l’univers de la saga) a conçu des bracelets de puissance, 8 pour être précis et les a envoyés sur terre pour voir le bazar que cela va générer. Heureusement pour nous, Perseus, toujours prompt à protéger l’humanité en a récupéré quelques-uns. Malheureusement ce qui devait arriver arriva et une gigantesque guerre se déclenche entre les camps de Zeus/Athéna et vous.

Comme chaque Musou, le jeu se compose de 2 grandes parties. La première est clairement la plus rébarbative (surtout lorsque vous avez recruté énormément de personnages) où vous devez équiper votre trio de personnage d’armes (chacun étant modifiable via l’ajout de slot) lootés lors de batailles précédentes, revendre ou démonter les moins intéressantes pour ajouter des bonus dans les slots libres de celle que vous portez (chaque personnage ayant son arme spécifique, vous pouvez tout gérer), augmenter en niveau ceux que vous ne contrôlez pas en dépensant des gemmes ou en les envoyant en entrainement (durant 3 tours).

C’est également ici que vous pourrez voir des interactions entre vos troupes via des saynètes fixes (comprenez que vous ne voyez qu’un « dessin » des personnages et du texte, rien de plus) plus ou moins inutile. Enfin chaque personnage a un «arbre» de skill que vous pouvez débloquer au fur et à mesure de leur montée en niveau, débloquant des bonus passifs ou actifs suivant la direction que vous prenez.

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Pas vraiment…

C’est déjà à ce niveau que l’on constate le premier gros défaut du jeu. La frustration. Il y a tellement de personnages que l’on ne peut pas s’empêcher de vouloir «essayer» différentes combinaisons. Sauf que cela vous oblige à farmer les missions précédentes, et donc rend la découverte de ces derniers très vite rébarbatif. C’est dommage que, contrairement aux autres Opus, nous ne pouvions pas avoir une élévation globale des troupes, ce qui nous aurait permis de switcher facilement.

D’autant plus que les personnages sont assez travaillés question technique de combat. Si les combinaisons classiques sont présentes (Hyper ou Charge suivant d’où vient votre avatar) ainsi que le sempiternel Musou attack, qui combine une débauche d’effets graphiques et de morts à la seconde, la magie est également présente.

Votre trio de personnages (dont vous aurez la possibilité de les switcher instantanément pendant le combat d’une simple touche) aura chacun l’un des fameux bracelets, lui octroyant des capacités spéciales liées à l’arme elle-même. Par exemple avec le trident de Poséidon vous pourrez surfer littéralement sur une vague d’eau et infliger de lourds dégâts, ou encore avec l’arc D’Artémis faire pleuvoir des flèches.

Mon préféré reste la faux, générant des tourbillons véritablement dévastateurs. Une jauge spéciale vous permettra de déclencher votre pouvoir, avec 4 possibilités (1 par touche). La jauge se rechargeant toute seule (plus vite si vous êtes proche d’une sorte de pique dans le sol). Rapidement on constate que ce pouvoir en plus déséquilibre totalement le jeu. Même en difficile les personnages ennemis offrent peu de résistance là où ils représentaient un vrai défi dans les opus précédents.

Comme si ce n’était pas suffisant, Omega Force a ajouté une furie de groupe ainsi qu’un mode Rage, vous rendant plus fort, plus rapide et une apparence divine suivant votre personnage. Ce dernier (ou cette dernière) pourra déclencher un Musou encore plus puissant, parfait pour nettoyer une salle de boss de carte en quelques secondes…

Parfait pour se détendre mais c’est tout

Avec un contenu aussi riche pour ses personnages jouables on s’attendait à avoir ne serait-ce que l’équivalent pour le contenu solo… et bien non ! Le mode histoire se compose de chapitres, chacun rejouable à l’infini et de missions annexes, souvent liées à un ou plusieurs personnages… et c’est tout ! Non vous ne rêvez pas.

Alors bien sûr, il y a un mode coopération en ligne ou en écran splitté, mais il n’a d’intérêt dans le mode campagne que de jouer avec un(e) ami(e) au vu de la difficulté. Par contre pour la partie multijoueur cela devient plus intéressant. Dans ce mode qui pourrait s’appeler Domination, vous devrez prendre 3 positions. La première équipe qui y arrive gagne. Pas sûr que cela convienne à tout le monde mais ce mode a le mérite d’être là.

Techniquement parlant, comme dit plus haut Omega Force a repris sa vieille recette suite aux critiques, parfois assez virulentes des fans concernant Dynasty Warriors 9 et cela se voit. Si les personnages sont toujours très détaillés, le reste du jeu demeure au mieux pas vilain (comme le décor dans le monde de Zeus avec ses pylônes et sa végétation grimpante) au pire vraiment moche.

Les techniques sont classes et explosent l’écran par leurs effets pyrotechniques (un peu trop par moment), le tout sans perdre en vitesse d’affichage. Je n’ai à ce jour pas constaté de ralentissements lors d’exécutions de Musou, ce qui serait quand même un comble vu la qualité graphique générale.

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Warriors Orochi 4 souffle le chaud et le froid, sa durée de vie sera directement proportionnelle à la rapidité de votre lassitude à faire constamment les mêmes choses. Un Samuraï Empires 8 ou un Dynasty Warriors 9 proposera plus de contenu reliant les phases de combats que cet Orochi, qui au final s’adresse aux fans absolus de la licence.

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Koei Tecmo

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points 170 personnages jouables...

Bons Points L'ajout de la magie des bracelets...

Mauvais points

Mauvais Points ... vite rébarbatif à gérer

Mauvais Points ... qui enlève tout challenge au jeu

Mauvais Points Manque sérieux de contenu solo

commentaires

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